Vues, d’une tempête à l’autre

Texte | Priscilla Winling, coordinatrice générale du festival

Quand on fait un festival de cinéma dans l’Est-du-Québec, au début février, on sait qu’on essuiera une tempête environ une année sur deux. Ça fait partie du jeu, voire du charme de Vues dans la tête de

Après tout, qui serait assez fou·folle pour faire un festival consacré au cinéma québécois dans la pire période de l’hiver ?

Vécue par les « têtes » et leurs invité·e·s comme une résidence artistique au Bas-Saint-Laurent, où l’on parle de cinéma et on en regarde pendant quatre jours, la formule continue d’être pertinente. Et attractive, même au coeur de l’hiver.

Après huit éditions, Vues dans la tête de… reste unique en son genre au Québec.

Ce n’est pas seulement le festival qui est singulier dans sa proposition, mais également le ciné-club Projections Cinédit. Il se distingue lui aussi depuis une douzaine d’années par sa programmation de documentaires québécois.

L’an dernier a été mon baptême du feu, en fait de glace plutôt, comme coordonnatrice générale du festival.

Le 7 février 2020, une tempête sévère secouait le Québec. Des invité·e·s ont dû annuler leurparticipation, faute de transport. Des festivalier·ère·s disséminé·e·s dans le KRTB sont resté·e·s bien à l’abri.

Pour sa neuvième édition, le festival se tiendra en ligne. La faute à un autre genre de tempête, bien plus sévère, qui nous fait rester à la maison.

Comment va se passer cette édition pas comme les autres ? C’est simple : vous achetez un passeport sur la billetterie électronique de vuesrdl.com.

Il est valable pour toutes les personnes résidant dans le même logement et donne accès à toute la programmation !

Quelques jours avant le festival, nous communiquerons par courriel (celui qui aura servi à l’achat du passeport) les liens pour vous accueillir sur la plateforme à l’heure annoncée, à chaque début de film ou rencontre, comme au cinéma. Nouveauté cette année, chaque film sera accessible pendant 24 h et le pass valable pour tous les habitants d’un même foyer. Faites votre provision de pop corn !

Ce qui ne change pas c’est la qualité de la programmation que nous offre Jeanne Leblanc du 4 au 7 février prochain. Elle est très « champ gauche », comme elle dit. Au programme, des films qui ne laissent jamais indifférents, éclatés ou intenses, traités avec excès et fantaisie, ou au contraire, sobriété et finesse malgré la gravité des sujets abordés. Vous trouverez votre compte avec les 26 courts métrages, sept longs, deux tables rondes, un coquetel d’ouverture -vous êtes tous invités ! – et deux classes de maître.

Au moment où j’écris ces lignes, l’équipe travaille d’arrache-pied pour tenir le festival autrement et se former à la plateforme que nous avons choisie, convaincue que nous pourrons y retrouver convivialité et chaleur qui caractérisent le festival.

On espère bien que vous serez des nôtres, bravant la tempête, ensemble chacun chez soi.

« Après tout, qui serait assez fou·folle pour faire un festival dédié au cinéma québécois dans la pire période de l’hiver ? »

À propos de Marie-Amélie Dubé

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