Une nuit de la poésie sur fond de révolutions

texte David Ouellet | photo JF Lajoie

Le Musée du Bas-Saint-Laurent, le Cégep de Rivière-du-Loup et Sparages vous invitent à une grande fête ! Une fête pour honorer les mots, les arts, et aussi les gens qui osent et qui font changer les choses : une nuit de la poésie.

Avant toute chose, une petite revue historique pour mettre ce qu’on vous propose en contexte.

En août 1948, seize artistes cosignent le manifeste du Refus global, un coup de gueule contre l’obscurantisme et l’académisme, un appel à la liberté de création. Ce texte, vilipendé par l’élite culturelle et politique de l’époque, coûta l’emploi de Paul-Émile Borduas, son auteur, et le poussa par la suite à s’exiler aux États-Unis puis en Europe.

C’était il y a plus de soixante-dix ans. Aujourd’hui, ce manifeste et ses 16 signataires sont considérés comme étant les précurseurs d’une autre révolution, plus vaste celle-là : la Révolution tranquille des années 60.

Ce fut une période faste en changements, mais par souci de rester clair, et surtout parce que c’est un peu le but de ce texte au fond, attardons-nous à deux grands moments marquants :

  • L’adoption de la loi 60, en 1967, crée les cégeps, afin de démocratiser l’accès à tou.te.s aux études postsecondaires. Ici, c’est deux ans plus tard, en septembre 1969, que les premiers étudiants du Cégep de Rivière-du-Loup font leur entrée.
  • Le 27 mars 1970, au théâtre Gesù de Montréal, une cinquantaine de poètes francophones se rallient jusqu’aux petites heures du matin, devant les caméras de l’ONF, pour La Nuit de la poésie. Gaston Miron, Pauline Julien, Claude Péloquin, Claude Gauvreau et d’autres artistes participent à cette célébration de la poésie québécoise. Le poème Speak white de Michèle Lalonde marquera les esprits, et deviendra par la suite un hymne à la défense de l’identité et de la culture québécoise.

RÉSUMONS DONC TOUT ÇA

Le Cégep a 50 ans cette année. Le Refus global a eu 70 ans l’an dernier, La Nuit de la poésie aura 50 ans l’an prochain. Par un heureux hasard, le Musée expose en ce moment une rétrospective de la carrière de Borduas. Le Cégep aura une exposition sur ses 50 ans au Musée, dans quelques semaines. Ce n’est pas un alignement planétaire, mais pas loin. Il fallait qu’on souligne tout ça.

Ainsi, le Cégep de Rivière-du-Loup, le Musée du Bas-Saint-Laurent et Sparages sont fiers de s’associer et de collaborer pour inviter toute la population du coin à une grande Nuit de la poésie sur le thème des révolutions.

Le 19 septembre, à la suite du vernissage de l’exposition des 50 ans du Cégep dans le hall du Musée, c’est un rendez-vous. Dans la salle de l’exposition de Borduas, entouré.e.s de ses oeuvres, nous invitons les poètes, les amateur.rice.s d’art, les amateur.rice.s de grandes soirées festives, les historien.ne.s dans l’âme, les fier.ère.s porteur.se.s de notre culture québécoise et même les amateur.rice.s de bière (il y a une rumeur qu’une nouvelle bière des Fous Brassant bien spéciale serait disponible sur place…) à venir lire et entendre des textes, des créations personnelles ou pas, sur le thème des révolutions. Ou pas.

Les gens intéressé.e.s à lire un texte (qu’on essaiera de tenir sous la barre des cinq minutes) peuvent s’inscrire en contactant le Musée du Bas-Saint-Laurent, sur Facebook ou par courriel au info@mbsl.qc.ca. Les gens intéressé.e.s à assister, c’est plus simple : soyez-y le 19 septembre prochain, dès 20 h, au Musée. C’est gratuit, donc, on vous attend en grand nombre !

À propos Marie-Amélie Dubé

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