Une jeune conscience

Texte | Guido Macìas-Valadez
Photo | Alice Côté

Dans les temps modernes, le marché s’est emparé des esprits : l’achat d’objets est devenu quasi obligatoire. On numérise langage et images pour augmenter consommation et gaspillage. Il semble que le but actuel soit : « Vis plus vite et consomme davantage. » Cependant, la limite à la consommation est la capacité de produire de la Terre.

Maintenant, les gens vivent pour arriver au succès avant tout le monde, ils outrepassent leurs efforts dans l’acquisition de biens, sans réfléchir à la vitesse pour atteindre leur cible. Lorsqu’on vit à la hâte, en dépensant plus d’énergie que le corps n’en génère, on arrive directement au stress et à l’angoisse.

La vie accélérée mène à l’usure. Si elle se prolonge, elle entraîne fatigue et décrépitude. Plus vite on vit, plus tôt on arrive au bout du chemin.

Aucune personne sensée ne veut mourir. Au contraire, nous espérons tou·te·s une longue vie. La devise de la société de consommation est : « Acquiers des biens et plus de biens, même si tu gaspilles jeunesse, énergie et corps. » Lorsqu’on essaie d’atteindre un objectif très rapidement, les problèmes augmentent, les maladies harcèlent, ou la vie s’achève.

Choisissons l’occasion, en adaptant le moment aux circonstances.

Le piège de l’époque actuelle, c’est la croyance qu’accumuler des marchandises est synonyme du succès. Pour l’éviter, il convient de faire coïncider les circonstances à l’occasion, cherchant à s’adapter aux événements, et à profiter du moment idéal pour atteindre le but, même si l’on doit attendre un certain temps.

La solution n’est pas dans les mythes apocalyptiques qui mènent au scandale, nous empêchent de voir la réalité et ne répondent pas à ces simples questions : pourquoi gaspiller de la nourriture et des vêtements ? À quoi bon se remplir de marchandises ? À quoi sert l’ostentation en oubliant que nous n’allons porter ni argent ni objets lors de notre dernier voyage ?

Heureusement, la conscience de la jeune génération s’est éveillée et envisage des réponses à ces questions à travers une vie plus austère, et non moins satisfaisante, si nous sommes en harmonie avec l’environnement.

Puisque la nature n’obéit pas aux ordres, si nous la forçons au-delà de ce qu’elle peut nous donner, nous risquons de l’épuiser ou qu’elle se retourne contre nous : Choisissons l’occasion, en adaptant le moment aux circonstances.

À propos Marie-Amélie Dubé

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