Une école au-delà des autres

Texte Kélianne Veilleux, élève de l’école secondaire de Rivière-du-Loup

Bonjour, je m’appelle Kélianne Veilleux et je suis journaliste au journal étudiant l’INNÉ-Dit. Aujourd’hui, je prends le temps de me présenter puisque je veux vous partager mon opinion, mon vécu à l’école secondaire de Rivière-du-Loup puisque depuis mon primaire, j’ai eu la chance d’être une élève dans quatre écoles différentes.

Pour commencer, je trouve que cette école n’est pas une institution qu’on peut classer « d’ordinaire ». À partir de mes multiples expériences, je crois qu’elle se démarque au-delà des autres écoles.

Tout au long de mon passage dans divers établissements, je trouvais que le personnel complimentait peu les élèves de leurs efforts fournis pour persévérer tout au long de l’année. J’ai aussi remarqué qu’on portait beaucoup d’attention aux comportements négatifs des élèves au lieu de prendre le temps de penser à ceux.celles qui sont toujours à leur affaire. En parallèle, on punissait le groupe pour seulement un ou deux élèves fautif.ve.s.

Mais ici, chaque mois, les professeur.e.s nomment un.e élève pour saluer ses efforts soutenus et sa participation en classe, ainsi que son intérêt envers les activités parascolaires, comme la feuille « Full ta semaine » dans le parcours Explor’Action. De plus, les professeur.e.s peuvent donner des billets de comportements positifs aux élèves qui se sont bien comporté.e.s. Les élèves remettent leur billet dans un bac (prévu à cet effet) et courent la chance de remporter 100 $ lorsque leur nom est pigé !

Le fait de changer d’école n’est pas nécessairement facile puisque nous devons changer d’ami.e.s ainsi que de milieu ; nous devons nous habituer à un nouvel entourage.

Nous changeons complètement notre routine, nos déplacements, ainsi que les activités que nous pratiquons quotidiennement. Par exemple, si chaque jour nous allons marcher au parc des Chutes de Rivière-du-Loup et qu’on déménage à Montréal, il faudra changer notre habitude puisque le parc des Chutes ne sera plus près de chez nous. Nous devrons donc trouver un lieu qui ressemble à ce qu’on aime ou tout simplement essayer quelque chose de nouveau.

Ce qui m’a beaucoup aidée quand j’ai déménagé, c’est que je suis très sociable ; donc j’étais ouverte à découvrir plein de nouvelles personnes. Ce qui a été très payant puisque je me suis fait plusieurs amies et même des meilleures amies. Ici à l’école, j’ai ma grande amie qui s’appelle Magalie. À Montréal, je me suis fait aussi deux très bonnes amies : Delphine et Daphné. Ce que je peux ajouter là-dessus, c’est que même si on déménage et qu’on délaisse des amies, on peut peut-être trouver la perle rare… celle qui nous complète, celle qui est notre propre miroir en un autre endroit. Pour moi, je crois qu’être ouvert.e à faire de nouvelles connaissances et être prêt.e à découvrir quelque chose de nouveau aide énormément. Si j’ai un conseil à vous donner, ce serait celui-ci : si vous avez à déménager, n’ayez pas peur d’oser aller à la rencontre de quelqu’un. Ne faites pas votre timide. J’ai découvert que c’était comme cela que les autres apprenaient à nous connaître et qu’ils avaient l’opportunité de devenir nos ami.e.s.

« Je crois qu’une école accueillante doit être là pour accompagner l’élève. »

QUE DOIT POSSÉDER UNE ÉCOLE ACCUEILLANTE ?

Je crois qu’une école accueillante doit être là pour accompagner l’élève. Je veux dire que les professionnel.le.s qui travaillent avec l’élève devraient répondre à ses questions et peut-être même le rassurer par rapport à ses inquiétudes. Je pense aussi que l’école devrait offrir divers programmes qui peuvent intéresser les jeunes de mon âge. Par exemple, ici à l’école secondaire de Rivière-du-Loup, il y a le parcours « Arts de la scène » qui intéresse tous ceux.celles qui adorent danser, chanter et qui ne sont pas gêné.e.s de se présenter sur scène. Il y a aussi le parcours Sport-études pour ceux et celles qui ont le goût de bouger ou qui ont la volonté de progresser dans l’univers des sports.

Pour revenir à mon premier point, si l’école doit être là pour l’élève, ce.tte dernier.ère devrait avoir facilement accès à : ses professeur.e.s, tous les psychoéducateur.trice.s, psychologues, sexologues, etc. Cela donne ainsi confiance en l’élève – moi-même j’ai eu cette impression – car cela lui envoie le message suivant : « Nous sommes là pour toi, viens nous voir. » C’est souvent ce qu’on nous dit : « Allez leur parler ». Ils veulent notre bien, ils veulent nous voir évoluer, nous voir grandir et prendre de la maturité.

Pour finir, je tiens à dire à tou.te.s les élèves qui doivent déménager bientôt : ne soyez pas inquiet.ète.s, cela ne vous donne rien d’être nerveux.ses des mois ou des semaines à l’avance.

Ce que je me suis fait souvent dire est : « On traversera la rivière quand on sera rendu au pont ».

À propos Marie-Amélie Dubé

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