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Un voyage sans prendre l’avion

Renconte avec Jean-Léo Gagnon | texte Cynthia Martel

 

Monsieur Gagnon a voyagé toute sa vie pour finalement quitter le sol canadien vers l’Espagne pour la première fois à l’âge de 67 ans. Pendant ses années à travailler d’un côté et de l’autre du Québec, il prit le goût de la route et celui de voir de nouveaux paysages. Père de cinq enfants, il a dû voyager d’un bout à l’autre du Québec pour pouvoir passer du temps avec sa famille tant aimée ainsi que pour voir ses 14 petits-enfants. C’est de la Gaspésie jusqu’en Abitibi qu’il prit encore plus le goût au voyage. Il n’aurait jamais pensé se faire enlever pendant deux semaines en Abitibi puisque ses petits-enfants voulaient le voir plus longtemps. C’est donc à sa retraite qu’il découvre la liberté de la route, prenant son auto quand bon lui semble pour aller visiter sa famille. Monsieur Gagnon a toujours voyagé dans le temps, ses expériences de travail lui ont permis de rester au goût du jour et surtout à l’affût des nouveautés technologiques. Il a même dû initier ses enfants au paiement de leur facture en ligne avec leur banque puisqu’ils ne connaissaient pas ça encore. Voir ses enfants et ses petits-enfants lui permet de se réaliser lui-même et de voyager sans cesse. Mais quelle belle expérience de vie d’avoir des enfants et des petits-enfants ! Ils leur permettent de voyager dans leur monde imaginaire, de découvrir de nouveaux paysages et de se découvrir à travers eux.

 

 

Sans s’y attendre, il s’envola vers l’Espagne à l’âge de 67 ans pour la première fois, découvrant Barcelone, prenant le train à grande vitesse, visitant les beaux paysages de l’Europe pour finalement visiter Paris. Il tomba en amour avec Barcelone et depuis ce temps, il rêve d’être pâtissier, puisque monsieur Gagnon est un amant fidèle des petites galettes. Un autre voyage qu’il a entrepris est celui de la connaissance. Mordu d’en apprendre davantage tous les jours, monsieur Gagnon se qualifie de « taponneux ». Démontant des objets électriques ou mécaniques pour les réparer, pour ensuite les remonter. Travailler le bois dans ses temps libres. Nous en avons conclu qu’il était aussi le pro de la finition sur ses oeuvres en bois. Un de ses récents voyages en est un d’amour. Effectivement, il y a de cela 4 ans, monsieur Gagnon commençait un voyage dans un monde méconnu, les cafés-rencontres. C’est donc à sa deuxième visite qu’il rencontra sa douce, sa muse, sa compagne de voyage. Ce fut le coup de foudre à la première rencontre et, depuis ce jour, ils sont complices et sont à la recherche d’une nouvelle aventure à travers le monde. Son ouverture d’esprit et son ouverture sur le monde l’ont bien réussi. Pour monsieur Gagnon, notre propre vie est un grand voyage que nous ne devrions jamais cesser d’explorer et de nous y aventurer. Voyager n’est pas seulement prendre l’avion, mais c’est aussi de ne pas avoir peur de sauter les deux pieds joints dans une situation en regardant seulement le côté positif.

 

Étant loin de mon grand-père, rencontrer un homme de cet âge, c’était comme un grand-père d’emprunt. Ma rencontre avec monsieur Gagnon n’a pas passée inaperçue. J’ai eu un déclic avec monsieur Gagnon. Nous avons parlé pendant deux heures sans arrêt de tout et de rien. – Cynthia

À propos Marie-Amélie Dubé

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