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juin86

Un petit pas pour Nathalie, un grand pas pour son humanité

par Richard Roy, physiothérapeute expert en course à pied

 

Dans la prochaine année, vous découvrirez au travers de mes articles comment la course à pied influence certaines personnes dans toutes les sphères de leur vie. Ce mois-ci, Nathalie Bisson, Mme Pace du Bonheur…

 

Par quelle porte est entrée la course dans sa vie?

En 2002, après plusieurs mois de souffrance et d’examens médicaux, Nathalie reçoit le diagnostic de polyarthrite rhumatoïde sévère, une maladie autoimmune où le corps joue à l’autodestruction de ses articulations. Son pronostic à l’époque : la chaise roulante dans un avenir rapproché. Une claque au visage qui s’avérera au fil du temps, un bon coup de pied aux fesses. Une chose pouvait à cette époque l’éloigner du fauteuil roulant, BOUGER. Pendant 5 ans, elle s’active sur son vélo stationnaire, tour de pédale dans le beurre par tour de pédale. Bon an mal an, elle améliore sa santé cardiovasculaire, musculaire et articulaire. Pour continuer de s’éloigner du siège du fauteuil roulant, elle troque la selle pour les semelles. Quatre minutes de jogging. AYOYE la douleur, mais WOW la liberté. Elle persévère, et un poteau de téléphone à la fois, Nathalie devient une coureuse. Et plus elle se remet en forme et plus elle veut performer, calcule ses distances, s’accroche au chrono. Puis en 4 ans, elle devient marathonienne. La course devient son nouveau médicament : 30 à 180 minutes I.D. tous les jours. Quand, elle ouvre la porte, elle s’ouvre à un monde de liberté et de possibilités. Un sentiment d’invincibilité l’habite à la course, une armure contre la maladie… JUSQU’EN 2014… Son monde change en 2014 lorsqu’elle reçoit son bulletin médical. La maladie a progressé de façon assez importante dans la dernière année. Prescription rhumatologique : arrêter les marathons ! Juste l’idée de tomber en sevrage d’endorphine et de longues sorties, le stress monte dans le corps et la tête de Nathalie. Elle ne peut se faire à l’idée de devoir couper dans l’ivresse de la course. Que faire ? C’est à ce moment, qu’en laissant sa montre au fond du tiroir, en délaissant l’idée de la performance, en écoutant son body, que la graine du Pace du bonheur est né. Pour mieux respecter son corps et se tenir loin du quadriporteur, elle apprend avec beaucoup de résilience à courir en intégrant la marche lorsqu’elle en ressent le besoin. Ce sont des pit stops pour refaire le plein d’énergie. Au lieu de s’entraîner, elle se remplit de nature et savoure la chance qu’elle a de bouger. Elle vit ses événements et s’amuse en famille.

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La famille s’agrandit…

Nathalie court avec ses garçons, ses brus, même ses trois petits-enfants. Son plus grand bonheur, quand le téléphone sonne et que son petit-fils lui dit : « Mamie, il fait beau, est-ce qu’on va courir aujourd’hui ? » Elle propage le Pace du bonheur à son petit Charles : « L’important ce n’est pas d’être le meilleur, mais de donner le meilleur de toi et d’en être fier. » Depuis 2 ans, Nathalie raconte son histoire à d’autres coureurs et coureuses. Elle leur démontre que tout n’est que perception et que l’important est le plaisir que l’on ressent dans ce que l’on accomplit. Le Pace du bonheur compte près de 7000 membres dans sa famille Facebook et ce nombre ne cesse de croître. Cette aventure a débuté par un petit pas pour Nathalie, mais en changeant ses perceptions, c’est devenu un grand pas pour son humanité.

À propos Marie-Amélie Dubé

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Un commentaire

  1. Belle histoire bien inspirante!
    Ça me donne le goût encore plus de troquer la selle pour la semelle!

    Merci Richard pour nous avoir partagé cet exemple de résilience et de courage.

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