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Un esprit d’équipe fort à la Cage – Brasserie Sportive

Texte | Marie-Amélie Dubé, Agence MAD
Photo | Catherine Roy

Olivier Paradis travaille à La Cage-Brasserie sportive de Rivière-du-Loup, en cuisine, depuis un an. À 17 ans, il peut se vanter de maintenant savoir faire des tartares, un outil de séduction massive auquel seules les filles qui n’aiment pas le poisson cru résisteront !

Il partage son temps entre ses études à temps plein en sciences humaines au Cégep de Rivière-du-Loup et son travail, dont les heures oscillent entre 20 et 25 heures semaine.

Il n’est pas le seul dans cette situation à La Cage – Brasserie sportive. « Environ la moitié des employé.e.s sont aux études ici, autant en cuisine qu’au service. On travaille avec leur horaire d’école et ça se vit bien au quotidien. De toute façon, c’est surtout les soirs et fins de semaine qu’on a besoin d’eux.elles, donc ça s’agence bien à leur réalité. On est conscients qu’il.elle.s sont jeunes, vont à l’école et ont aussi une vie à vivre », explique le fort sympathique directeur général, Anthony Graham.

Comme parents, c’est parfois préoccupant que notre enfant puisse concilier études et travail. « On ne voulait pas que ça empiète sur son horaire d’études, surtout que c’est sa première année au cégep. Mais ici, c’est génial ! Ils s’accommodent bien à son horaire. En plus, il côtoie des gens de tous les âges, il se fond bien dans l’équipe et s’est bien intégré », décrit avec enthousiasme Julie Godin, la mère d’Olivier.

« On va prioriser l’embauche de jeunes dont l’attitude est bonne, même si le talent ou l’expérience n’est pas nécessairement déjà développé […] »

Malgré tout, il reste difficile de trouver de la main-d’oeuvre fiable comme Olivier dans le contexte actuel du marché de l’emploi. « C’est certain que nos employé.e.s peuvent nous recommander leurs ami.e.s, mais ce n’est pas toujours un match parfait », ajoute Anthony. La Cage-Brasserie sportive, au siège social, offre une reconnaissance monétaire pour le référencement à l’interne. Un.e employé.e qui recommande une ressource qui restera plus de trois mois pourra recevoir une prime de 250 $ ou 500 $ après un an.

L’aspect financier est très certainement non négligeable. Gérer un salaire, c’est aussi une compétence à développer quand on est étudiant.e. « Je sais que je dois prévoir le paiement de mon cellulaire chaque mois. J’arrive quand même à bien gérer ça », explique le jeune homme de 17 ans. « C’est certain qu’on regarde ça de près, qu’on est derrière lui pour s’assurer que sa gestion des achats est bonne », ajoute la mère d’Olivier.

« J’applaudis les parents qui accompagnent leurs enfants dans la gestion de leur budget et les poussent à économiser. Combien de jeunes viennent travailler deux semaines et après avoir eu leur première paie, démissionnent ? », complète le directeur général.

L’esprit d’équipe est un sentiment fort développé au sein de cette organisation. « On travaille avec des gens de tous les âges et qui ont différentes expériences. Tout le monde s’entraide, même dans le rush. C’est vraiment cool », précise Olivier, qui n’en est pas à sa première expérience de travail. « On prend soin de notre monde tout en mettant en place un cadre avec des règlements. On ne peut pas se le cacher, de nos jours avec le plein emploi, le gros bout du bâton appartient aux employé.e.s. Des jobs, ce n’est pas ça qu’il manque. Donc, il faut offrir un cadre tout en étant souple et pas trop sévère. On y arrive vraiment bien ici », mentionne M. Graham.

« On mise sur les jeunes qui veulent apprendre, comme Olivier. Il est vaillant, à l’écoute, et respecte l’autorité. On va prioriser l’embauche de jeunes dont l’attitude est bonne, même si le talent ou l’expérience n’est pas nécessairement déjà développé, parce que cette portion du travail, ça s’apprend », conclut le propriétaire.

Anthony Graham, directeur général, La Cage-Brasserie sportive
Julie Godin, mère d’Olivier Paradis
Olivier Paradis, étudiant au Cégep de Rivière-du-Loup et cuisinier à La Cage-Brasserie sportive

À propos Marie-Amélie Dubé

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