Traversée du Pont de l’Île Verte

Texte et photo | Geneviève Blais

Une 1re pour moi et Guillaume Pigeon ! Yeah! Yeah!

Étant originaire de Témiscouata-sur-le-Lac, j’ai toujours été habituée à profiter du lac Témiscouata gelé en hiver, pour faire diverses activités : patinage lorsque la neige est fondue sur le lac, traversée en soirée à pied aux flambeaux, snowkite, quatre roues, Ski-doo, raquette, pêche sur glace. Que ce soit à partir du quartier Cabano ou Notre-Dame-du-Lac, et même à partir d’ailleurs autour du lac, ce genre d’activité est un must pour nous, villageois·es de la MRC de Témiscouata. Chaque année, ça fait partie de nous, de nos rituels, de nos habitudes de vie. Il n’y a rien d’épeurant, pourvu que l’on respecte les dates de début et de fin des traversées et les balises.

Cette année, j’avais envie de vivre ce même genre d’expérience, mais sur le fleuve. Sachant que le fleuve ne réagit pas de la même façon qu’un lac gelé, j’avais hâte de voir comment ça se passait et en apprendre un peu plus… J’avais surtout le goût aussi de prendre une bonne bouffée de grand air… salin. Habitant maintenant à Rivière-du-Loup, c’était un incontournable pour moi d’aller vivre ce genre d’expérience en plein air.

Arrivé·e·s sur place, on croise un monsieur qui prépare son Ski-doo pour aller à sa cabane de pêche. On va le voir et on le questionne un peu sur l’état du fleuve. Il nous explique que c’est sécuritaire, que le chemin est entretenu, balisé par un monsieur. Il nous explique que ce dernier veille à ce que les gens puissent traverser de façon sécuritaire (à pied et en Ski-doo seulement). Ça nous rassure, bien évidemment.

On emprunte le chemin balisé d’arbres. On marche. Rendu·e·s à environ la moitié du trajet, on voit deux pancartes : « Chenal » et « Danger : pont de glace fermé ». Nous revenons donc sur nos pas. On est un peu déçu·e·s, car on aurait bien aimé traverser de l’autre côté, soit sur l’île. Comme on ne sait pas du tout ce que signifie « Chenal », on respecte la règle et on rebrousse chemin.

Sur notre chemin du retour, on rencontre un monsieur. Je lui demande ce que signifie « Chenal ». Il nous explique que c’est un endroit où de l’eau est remontée à la surface et donc, c’est un endroit où il y a de la slush, où les Ski-doos peuvent facilement rester pris et les piétonnier·ère·s se mouiller les pieds (pas tomber dans l’eau du fleuve, car il y a vraiment assez épais de glace, mais se mouiller dans l’eau de surface).

On continue de marcher. On prend quelques photos : algues prises dans la glace, banquises, île. C’est vraiment impressionnant ! On est vraiment content·e·s de se retrouver en plein milieu du fleuve. Autour de nous, tout est si beau.

On retourne à l’auto. On se boit une bonne tisane bien chaude. Quel bonheur !

À propos de Marie-Amélie Dubé

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