Accueil / Nos sens / L'Ouïe / Toute la lumière que nous ne pouvons voir

Toute la lumière que nous ne pouvons voir

texte Julie-Pascale Pelletier

 

L’auteur américain Anthony Doerr se surpasse grâce à Toute la lumière que nous ne pouvons voir, un roman rempli de poésie publié d’abord aux États-Unis chez Simon & Schuster puis traduit chez Le livre de poche. L’éditeur décrit le roman comme « une merveille incroyablement ambitieuse, en plus d’être meilleur vendeur du New York Times, à propos d’une jeune aveugle française et d’un garçon allemand qui se retrouveront dans la France occupée, tout en tentant de survivre aux ravages de la Deuxième Guerre ». Gagnant du Prix Pulitzer de 2015, cette fiction historique est présentée au lecteur grâce à une succession de chapitres courts en alternant habilement le point de vue narratif des deux protagonistes, Marie-Laure Leblanc et Werner Pfenning. Nous les suivons dans leur jeunesse, durant la guerre, avec la perspective unique sur la vie que chacun d’eux possède. Marie-Laure est aveugle et vit en France occupée : elle expérimente la vie par le bout de ses doigts, par les odeurs que trouvent ses narines et par les sons que captent ses oreilles. Werner, un jeune Allemand issu du milieu prolétaire, quant à lui, voit tout ce que les autres ne voient pas. En plus d’être orphelin, il doit prendre soin de sa jeune soeur ; il doit apprendre rapidement et il goûte à la vie grâce à sa curiosité insatiable. L’écriture sensible et sensorielle de Doerr est exécutée simplement et sans jugement. Notre empathie de lecteur se trouve ainsi totalement engagée. Dans l’écriture, il n’y a plus de justes ni d’injustes ; il n’y a plus de bons ni de mauvais. Il n’y a que des humais, chacun d’eux portant son fardeau, et étant prisonnier d’un terrible destin. Leur histoire nous est racontée en nous transmettant leur désir profond de vivre, mais aussi d’aimer malgré tout. Sur Scribner, on décrit l’opus comme étant « un roman imaginatif et délicat, inspiré par les horreurs de la Seconde Guerre et écrit dans un style de chapitres courts et élégants, qui explorent la nature humaine et le pouvoir contradictoire de la technologie. » La lumière en chacun d’eux, et le destin entrelacé qu’ils partagent dans cette guerre qui les sépare, crée un récit qui touche le lecteur et reste en lui longtemps après la fin de la lecture. Un roman à lire immédiatement, avec un bon latte à portée de main, pour accueillir l’automne tranquillement, mais tout en émotions. Surtout, n’oubliez pas vos mouchoirs !

À propos Marie-Amélie Dubé

Voir aussi

Petits gestes écologiques à adopter au quotidien

texte et photo Catherine Roy   On le sait, parler d’environnement et d’empreinte écologique à ...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *