Accueil / Nos sens / L'Émotion / Sylvie Soucy et Mme Yvette

Sylvie Soucy et Mme Yvette

Sylvie Soucy, une femme aux multiples défis

mars13

par Sarah-Ève Roy | journaliste l’Inné-Dit, 1re secondaire | Photo patric nadeau

 

La directrice de l’École secondaire de Rivière-du-Loup, madame Sylvie Soucy, a relevé plusieurs défis dans sa vie, de nombreux défis que plusieurs d’entre nous ne sauraient pas relever ! Voici le portrait d’une femme active et authentique.

Un de ses défis : le 17 septembre 2017, madame Soucy a fait le Défi Everest avec 14 collègues de notre école. Ils ont effectué dix montées chacun. Tous les coéquipiers se sont bien entraînés, deux fois par semaine. Mme Soucy l’a fait, car elle trouvait que c’était pour une bonne cause. D’abord pour les dons recueillis, mais aussi pour se remettre en forme. Il y a quelques années, madame Soucy s’est fait opérer au genou. Ce que vous ne savez sûrement pas, c’est qu’elle était très sportive. Cependant, elle a dû arrêter à cause de sa blessure. Les nombreux autres défis qu’elle a pu surmonter sont impressionnants ! Elle a travaillé et habité dans une réserve amérindienne et a dû s’adapter à cette culture. Aussi, être directrice d’une école secondaire est un grand défi, car c’est un milieu de vie très dynamique. Elle s’occupe notamment de développer des passions pour les élèves et elle est toujours à la recherche de stratégies pour que l’école soit sécuritaire et intéressante. Quand elle est sortie de l’université en 1983, c’était difficile de trouver un poste en enseignement. Mme Soucy avait une amie d’enfance qui enseignait dans une réserve amérindienne à Manouane, en Haute-Mauricie. Son amie lui a parlé d’un poste en enseignement dans la réserve. Le 24 octobre 1983, le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien l’a appelée pour lui offrir ce poste dans la classe de 5e année au primaire. Elle a accepté sans trop savoir où et comment cette aventure allait se dérouler. Elle y a enseigné pendant deux ans. Selon elle, ce fut un très gros choc culturel, car la culture amérindienne est particulière comparativement à la nôtre. Elle a donc dû apprendre à vivre et à apprécier cette réserve. À la suite de cette belle aventure, elle a eu un poste dans une autre réserve nommée Maliotenam. Elle y a enseigné pendant trois ans. Ce qui était intéressant, ce sont les différences et les ressemblances. Elle a aimé cette aventure, car les gens étaient accueillants et faisaient des activités avec elle. Elle allait à la pêche au saumon et elle faisait de la motoneige. Un autre défi relevé l’an dernier : le championnat provincial de volley-ball. Madame Soucy a adoré organiser cette activité qui fut très enrichissante, car plusieurs athlètes sont venus découvrir notre école et ont apprécié cette expérience. En terminant l’entrevue, madame Soucy m’a affirmé qu’elle était prête à refaire le Défi Everest l’année prochaine ! On lui souhaite donc de la chance dans ses prochains défis !

mars12

 

Mme Yvette, une perle rare!

Par Marie-Charlotte Van Vaeck & Marianne Drouin | journalistes l’Inné-Dit|1re secondaire

 

À notre école, nous avons la chance de côtoyer une femme d’exception qui nous aide à nous sentir bien. C’est aussi une surveillante qui fait son travail avec passion. Dans les yeux d’Yvette, nous voyons qu’elle adore ce qu’elle fait, mais nous percevons surtout son amour pour les jeunes. Voici une entrevue avec Mme Yvette Beaulieu, une présence importante à l’École secondaire de Rivière-du-Loup.

 

L’INNÉ-Dit : Qu’est-ce qui vous motive tous les matins à venir à l’école ?
Yvette Beaulieu : Savoir que je vais me retrouver avec les jeunes, interagir et rire avec eux.
L’I.-D. : Depuis quand faites-vous ce travail ?
Y.B. : Je travaille ici depuis 2007, donc 10 ans.
L’I.-D. : Qu’aimez-vous le plus dans votre travail ?
Y.B. : J’aime le contact que j’ai avec les jeunes, j’aime converser avec eux.
L’I.-D. : Pourquoi avez-vous choisi de travailler auprès des jeunes du secondaire ?
Y.B. : Ce que j’aime le plus ici, je crois que c’est encore une fois d’échanger avec les élèves.
L’I.-D. : Comment trouvez-vous les adolescents ?
Y.B. : Je les trouve extraordinaires, c’est l’âge auquel je les préfère à cause de leur authenticité.
L’I.-D. : Comme vous êtes à l’aise avec les adolescents, avez-vous déjà songé à être professeure ?
Y.B. : Non, même que cette question ne m’a jamais effleuré l’esprit.
L’I.-D. : Étiez-vous une bonne élève ?
Y.B. : J’étais une très bonne élève, presque modèle !
L’I.-D. : Avez-vous étudié à l’École secondaire de Rivière-du-Loup ?
Y.B. : Non, je suis allée à l’école de Saint-Pascal, puisque je suis native de Saint-Germain-de-Kamouraska.
L’I.-D. : S’il vous était impossible de travailler dans le domaine de la surveillance, que feriez-vous comme travail ?
Y.B. : Honnêtement, c’est le travail de mes rêves ! Si je devais faire autre chose que la surveillance, ce serait dans un domaine semblable où j’entre en contact avec les adolescents.
L’I.-D. : Est-ce un surveillant de votre ancienne école qui vous a donné l’envie de devenir surveillante ?
Y.B. : Non, quand j’étais au secondaire, j’étais vraiment gênée. Quand on m’a demandé de venir travailler ici, je me suis dit que j’allais essayer, mais dans ma tête, je pensais que ça ne marcherait pas à cause de ma gêne. À force de foncer et d’oser avec les jeunes, de discuter avec eux, de rire avec eux et de les écouter, c’est tout cela qui m’a fait réaliser que finalement j’aimais ça.
En conclusion, Yvette a toujours un sourire, c’est pourquoi elle a un grand talent pour répandre la joie autour d’elle. Nous devons un grand MERCI à Yvette, car on peut aller la voir pour lui confier tout ce qu’on a sur le coeur. Elle sera toujours là pour les élèves. Elle est une oreille attentive qui sait quand quelque chose ne va pas et elle nous accordera tout son temps pour nous écouter… Elle fait beaucoup plus que surveiller, elle veille sur nous !

mars14

À propos Marie-Amélie Dubé

Voir aussi

L’Occident-Express

Rencontre avec M. Jean-Baptiste | texte Ève Feron   Il y a des métiers un peu ...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *