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Supporter le monde à la mesure de nos forces communes

Texte Amélie Bureau

Le milieu communautaire, c’est un milieu tripant : on travaille à partir de nos principes, de nos valeurs, des vrais besoins du vrai monde. C’est un milieu qui allie solidarité, justice sociale, implication citoyenne et respect de la globalité des personnes. Mon organisme, c’est la CDC des Grandes Marées : un regroupement dont les membres sont des organismes communautaires de plusieurs secteurs (santé et services sociaux, éducation, famille, jeunesse, etc.) qui visent à promouvoir le milieu communautaire, à travailler au développement social sur le territoire et à lutter contre la pauvreté. En gros, on essaie de soutenir les organismes dans leurs missions et à faire le lien entre eux et les partenaires du milieu. Ça, c’était la petite intro.

Qui dit communautaire dit inspiration, développement social et conciliation travail – vie personnelle. Dans mon organisme, je n’ai pas de « congés de maladie », j’ai des « congés qualité de vie ». Ça veut dire que si c’est ma santé mentale qui a besoin de prendre une coupl’ d’heures de lousse, j’ai pas besoin d’un billet du médecin.

Source : https ://humour-france.fr/ralentis-putain-vas-tuer/

Dans mon organisme, on travaille aussi en équipe de co-coordination : pas de hiérarchie, division équitable des tâches. Nos boss, c’est un conseil d’administration constitué des membres : des personnes qui sont à l’écoute, qui nous offrent du soutien et des outils pour qu’on fasse bien notre job, qui nous orientent et qui nous guident dans nos tâches. C’est un peu un milieu de rêve. Le hic, c’est que dans le communautaire, on travaille pour des causes. On y croit. Ça fait que des fois, on a tendance à ne pas regarder les heures passer, à défendre nos missions à l’extérieur du cadre professionnel, à se réveiller la nuit pour y penser pis à dépasser nos limites. Et ça, c’est pas bon. On a tendance à, mais on travaille fort pour pas que ça se répande pis on essaie de retrouver une culture saine de relation avec nos emplois, de plus en plus ! Même qu’on a beaucoup de chance d’avoir des personnes qui nous ramènent dans le droit chemin et qui prônent une remise en question de nos façons de faire.

« Si vous pouvez être total dans le travail, vous pouvez être total dans le non-travail. Juste assis, en silence, complètement tranquille. Vous savez comment être total. » – Osho

Nadine Pelland, directrice du Centre d’Entraide l’Horizon et actuelle présidente de la CDC des Grandes Marées, offrira d’ailleurs cet hiver une formation des plus pertinentes pour retrouver cet équilibre : Être pour faire ou faire pour être. Parce qu’on a souvent trop le réflexe de se définir par notre travail, par « ce qu’on fait ». Il est temps qu’on s’arrête un peu et qu’on soit. Qu’on existe, juste. Qu’on arrête de se mettre la pression de réaliser des actions, constamment, et qu’on se réalise davantage dans notre manière d’être. C’est un peu ça aussi, l’éloge du lent ! Choisir d’être, simplement.

Le milieu communautaire, c’est aussi un lieu où l’on se permet de remettre en question nos pratiques, nos méthodes de travail, où l’on analyse le fonctionnement d’un système et où l’on trouve des outils et des stratégies pour qu’il ressemble plus à un monde inspirant. Plus beau, plus vrai, plus lent.

À propos Marie-Amélie Dubé

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