Sparages, toujours en mouvement

texte et photo Sara Dumais-April

Parfois, on me demande pourquoi j’aime tant Rivière-du-Loup et pourquoi j’ai décidé de revenir m’y établir. Chaque fois, je réponds devant un regard ahuri que mon chez-moi ne s’explique pas, qu’il y a le fleuve, les promenades sur la Lafontaine, le clash intéressant d’avoir une chute et un site de randonnée en plein centre-ville… Mais il y a aussi, d’abord et surtout, la culture. Je n’en reviendrai jamais de la chance que nous avons qu’elle soit aussi accessible et présente dans la communauté. Pas seulement pour la consommer, mais comme tribune pour créer. Je pense que c’est un peu l’effet que voulaient créer Mélanie Langlais et Benoit Ouellet, membres fondateurs de Sparages, un organisme à but non lucratif bien ancré dans l’univers louperivois depuis maintenant six ans.

Alors qu’il y avait déjà quelques initiatives, un groupe d’amoureux.ses de la culture s’est formé pour collaborer, puis chapeauter et surtout rassembler les évènements existants, comme les soirées Kino ou le Cabaret Kerouac, en plus d’en créer de nouveaux pour les présenter sous une même bannière. Leur mission : la création, la production, la promotion d’évènements ou de projets dans les domaines du théâtre, de la littérature, des arts médiatiques et de la musique.

Six ans plus tard, l’organisme, bien établi et jouissant d’une bonne notoriété, demeure confronté à plusieurs défis, que ce soit pour se renouveler, pour toucher une clientèle plus vaste ou pour s’ancrer davantage dans le coeur de Rivière-du-Loup. Mélanie et Benoit vont tous les deux dans le même sens : c’est la collaboration qui permet à Sparages d’être et de continuer à grandir. Présenter des évènements dans des lieux différents, s’associer à d’autres organismes comme le Rainbow Submarine ou les Fous Brassant, voilà ce qui donne une ouverture à la culture et à sa consommation locale. Ça permet aux gens de tous les âges et de tous les styles de se retrouver.

L’intérêt, avec un organisme comme Sparages, c’est qu’il y a plusieurs perspectives d’avenir et qu’elles n’ont pas besoin d’être gigantesques, comme le précise Benoit : « Au début, on voulait tout faire, on voulait que ce soit big ! Avec le temps, on a constaté que ce n’est pas nécessairement ça, Sparages ». L’organisme est d’abord et avant tout un tremplin pour la culture locale. Dans cet ordre d’idée, il envisage diverses possibilités, comme développer une boîte de production de musique ou passer le message aux artistes que rester en région, c’est une option, qu’on n’a pas besoin d’aller à Montréal pour créer. Avoir une scène bas-laurentienne et des artistes locaux qui émergent ici et se produisent ici, c’est un peu ça, le rêve. Pour l’instant, l’organisme est plutôt « bohème », comme dirait Mélanie, mais l’idée d’avoir un pied-à-terre et d’offrir un lieu de création aux artistes n’est pas écartée.

D’ici là, Sparages est toujours à la recherche de nouveaux visages pour siéger au C.A., s’impliquer au sein de comités ou participer aux évènements. Pour la période estivale, l’organisation vous invite à la vingtième saison de la Ligue d’improvisation estivale (LIE), qui amorcera ses activités en juin, et à suivre sa programmation de « Un été à Saint-Bartho », en collaboration avec la Ville de Rivière-du-Loup et le Manoir Fraser, pour un été tout en culture !

À propos Marie-Amélie Dubé

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