Se connecter sans électricité

Texte | Nathaëlle Lemieux
Photo | François Lemieux

Cette année, puisque j’ai 11 ans, ma maman m’a demandé si je voulais vivre une aventure comme cadeau de Noël au lieu d’avoir plein d’objets plus ou moins utiles. Et j’ai dit oui.

Donc, durant les vacances de Noël, nous avons eu la chance de parcourir près de 30 kilomètres en raquettes dans le Parc national de la Gaspésie ; un périple avec ma maman et son amoureux.

Inutile de parler des paysages à couper le souffle que nous avons vus ; il faut les vivre pour y croire.

Nous avons passé deux nuits en refuge. Premier choc culturel : les toilettes étaient sèches et à plus de 100 mètres de notre refuge, et nous devions y aller en raquettes. Deuxième choc : ni eau courante ni électricité. J’ai appris que ça prend beaucoup de neige propre pour donner de l’eau… et qu’il faut aller loin du chalet pour avoir de la neige propre. Troisième choc : ça prend beaucoup de temps pour réchauffer un refuge en hiver ; plus de deux heures habillé·e·s avant de ne plus faire de buée en parlant.

Je pourrais en parler encore longtemps et raconter plusieurs anecdotes. Mais voici ce que je retiens de cette extraordinaire aventure :

1- Ma maman a souvent des idées de grandeur, mais j’aime beaucoup la suivre dans ses aventures. Nous faisons des choses que l’on voit rarement.

2 – Une nuit sans lune, c’est vraiment noir, et je n’ai pas peur du noir comme je l’aurais cru.

3 – En randonnée, beau temps mauvais temps, il faut y aller. Je crois que je vais pouvoir appliquer ce principe dans ma vie de tous les jours.

4 – Il y a des fois où rebrousser chemin est la seule chose à faire, et ce n’est pas mauvais quand c’est ce qu’il faut faire pour assurer notre sécurité.

5 – Je peux vivre sans ma tablette, et nous avons vécu de beaux moments avec seulement six dés.

6 – Parfois, on pense prendre des raccourcis, mais ce sont de fausses idées ; par exemple, faire une descente en crazy carpet de plus de 4 km et au final, y avoir mis plus de temps et d’énergie que si nous étions simplement descendu·e·s en raquettes.

7 – Le travail d’équipe et la bienveillance nous permettent de nous entraider et d’aller beaucoup plus loin que si nous étions parti·e·s chacun·e de notre côté.

8 – Je souhaite que maman m’amène vivre plein de nouvelles aventures.

En conclusion, cette aventure était vraiment extraordinaire. J’ai beaucoup ri. Le coucher de soleil sur le lac était à couper le souffle.

J’ai vraiment hâte que mon petit frère et ma petite soeur puissent nous suivre dans de plus grosses aventures. Ce sont des moments en famille que je n’oublierai jamais !

À propos Marie-Amélie Dubé

Voir aussi

De Montréal à Cacouna

Texte et photos | Myriam Lapointe-Gagnon Cela fait maintenant huit mois qu’on est déménagés de …

2 commentaires

  1. CHRISTIANE PLAMONDON

    Merci La Rumeur d’avoir permis à ma fille de s’exprimer. Le meilleur moyen d’apprendre à un enfant à être participatif à notre société de demain, est de les encourager tout de suite à partager ce qu’ils vivent et apprennent.

Répondre à CHRISTIANE PLAMONDON Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *