Sculpter le temps

Texte Sara Dumais-April

En 1995, le Concours intercollégial de sculpture sur neige du cégep de Rivière-du-Loup voyait le jour. Il y a maintenant 25 ans que chaque hiver, des étudiant.e.s d’un peu partout au Québec se déplacent pour venir embellir notre belle rue Lafontaine. J’ai toujours trouvé que cette rue a une âme et que pendant cette fin de semaine, cette dernière s’allume et réchauffe un peu les temps froids. Êtes-vous aussi énervé.e.s que moi lorsque les énormes blocs de neige prennent place en attendant l’élan créatif qui s’installe ?

Sculpture sur neige fait partie des traditions qu’on ne veut pas manquer à Rivière-du-Loup. Autant pour les citoyen.ne.s que pour les sculpteur.trice.s. Qu’on s’intéresse plus ou moins à l’art ou qu’on en soit un grand consommateur, il y a toujours un petit je-ne-sais-quoi qui ne s’explique pas, le dimanche après-midi, quand les sculptures sont finies. Un moment tellement doux après l’effervescence de la fin de semaine de création. C’est toujours une évidence pour les petit.e.s et les plus grand.e.s : il faut faire une promenade sur la rue Lafontaine ! Et ce n’est pas la première de la fin de semaine. On les regarde travailler les étudiant.e.s. Certain.e.s en sont à leur première participation alors que d’autres en feront une habitude. Comme je les trouve bon.ne.s ! Ils créent avec tellement de passion et d’acharnement dans des conditions météorologiques qui ne collaborent pas tout le temps ! Une chose est certaine, c’est qu’il n’y a pas que dans leurs yeux qu’il y a des étincelles. Elles se multiplient tout au long de l’aventure.

C’est un peu ce que la thématique souligne cette année. Mouvance plurielle, un concept pour rappeler les mouvements de société, le changement, les rassemblements, la diversité. Bref, une thématique qui bouge et qui avance, tout comme la création des sculptures. Tout comme le cégep qui fête déjà ses 50 ans. Chaque année, je suis impressionnée de voir l’hétérogénéité des propositions. Un thème, mais des oeuvres tellement différentes et tellement toutes pertinentes ! C’est la beauté du discours ! Et puis, ce qu’il y a de tout aussi exceptionnel, c’est qu’avec le temps, on s’associe, on crée des liens, on bonifie et ça fait en sorte que des événements comme celui-ci s’imprègnent dans la culture louperivoise.

Du 30 janvier au 2 février prochain, allez discuter avec les étudiant.e.s qui évolueront dans cet atelier d’art en plein centre-ville. N’hésitez pas à parler avec les filles du Service aux affaires étudiantes ou nos généreux partenaires qui travaillent fort sur ce projet depuis un bon moment déjà. Ils.elles se feront tou.te.s un plaisir de vous partager ce qui les anime, ce qui fait en sorte que chaque année, ce projet prend vie. Parce que c’est un peu ce qui se passe cette fin de semaine-là dans notre centre-ville. Et ça nous permet également de vous donner un aperçu d’entre les murs de notre cégep. On vous permet, le temps d’une fin de semaine, de comprendre notre Mouvance plurielle.

À propos Marie-Amélie Dubé

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