Retrouver sa vitalité dans le jardin

par Le Centre Commercial de Rivière-du-Loup / photo Inspirata Nature

 

Dès que la neige fond et que le soleil chauffe les gazons, les tondeuses se mettent à ronronner de bonheur à l’idée de zigouiller leur premier pissenlit, au nom de l’orgueil banlieusard. Et si, au lieu de livrer combat contre ces inoffensives fleurs jaunes, on les cultivait pour se soigner ? Cette capitulation s’impose pour l’herboriste et aromathérapeute Kristine St-Laurent, dont le livre Nature et Ayurveda vient d’apparaître sur les rayons de la Librairie du Portage. Selon cette jardinière-apothicaire, la terre offre tout ce qu’il faut au corps pour prévenir les bobos. Il ne suffit que d’ouvrir sa pharmacie interne et de se servir ! En sirotant une infusion de sauge et de gingembre, elle a répondu à nos questions.

 

Vous avez longtemps porté votre uniforme d’infirmière dans les milieux hospitalier et pharmaceutique. Qu’est-ce qui vous a amenée à remplacer les pilules par les pétales ?
Sans vouloir faire de mauvais jeu de mots, disons que j’avais fait le tour du jardin. En travaillant au développement de nouveaux médicaments, j’ai réalisé que plusieurs plantes entraient dans leur composition. Puis, à 35 ans, j’ai eu envie de revenir à quelque chose de plus naturel, de me réaligner. J’ai trouvé une terre en friche, dans Bellechasse, et j’ai tout plaqué. Depuis, j’ai arrêté de compter les jours jusqu’à ma retraite.

 

L’Ayurveda, considéré comme la branche médicale du yoga, existe depuis des millénaires. Pourquoi cette méthode de santé globale, axée sur la connexion avec la nature, revient-elle en force ?
L’homme a tendance à se croire au sommet de la pyramide, alors que la nature est plutôt un cercle. Ces années-ci, on assiste à une prise de conscience collective et à un retour vers des solutions plus naturelles. Nous vivons à une époque où nos sens sont surstimulés, ce qui apparaît comme une cause de maladies, selon la sagesse de l’ayurveda. Nous avons donc besoin de ralentir le rythme et de rallumer notre petit brûleur à l’intérieur. Tout ce qu’on met sur notre peau et dans notre bouche devrait nous faire sentir mieux. Établissons donc des rituels simples. Respirons, fermons les yeux, marchons nu-pieds dans le gazon et enduisons notre peau d’huile naturelle.

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Justement, vous favorisez l’utilisation d’huiles herbacées infusées, que l’on fait pénétrer par automassage. 
Notre peau nous protège, mais elle boit ce qu’on lui donne aussi. Imaginez quand on se trempe dans un bain moussant bleu au parfum chimique ! Selon l’ayurveda, s’huiler prévient l’assèchement, en plus de créer un contact direct avec les propriétés des plantes. C’est comme boire une tisane par la peau. Comme elles ont les pieds plantés dans le sol et ne peuvent pas fuir l’ennemi, les plantes ont développé toutes sortes de pouvoirs antifongiques, antibactériens et antiviraux pour combattre les agressions. À ce temps-ci de l’année, il peut être notamment bienvenu de s’huiler les narines pour protéger les muqueuses et ainsi réduire les allergies saisonnières.

 

Quelles plantes devrions-nous cultiver et consommer au printemps ?
La nature est tellement bien faite qu’elle nous prépare, chaque saison, ce dont nous avons besoin pour nous sentir bien. Après l’hiver, nous devons activer notre circulation et favoriser l’élimination. En plus d’être magnifiques dans un jardin, le calendula, le basilic sacré, l’ortie, le pissenlit et la mélisse offrent tous des bienfaits en ce sens.

 

KRISTINE ST-LAURENT PRÉSENTERA SON LIVRE ET DONNERA UNE CONFÉRENCE À LA LIBRAIRIE DU PORTAGE LE 11 MAI DE 13 H 30 À 15 H

À propos Marie-Amélie Dubé

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