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Rendre possible l’impossible

texte Sara Dumais-April et Kathy Patoine | photos Axel Martin et Cégep de Rivière-du-Loup

La Nuit de l’Interdit, cette soirée où l’on regroupe des étudiant.e.s de tous les programmes pour un objectif commun, créer de toutes les façons, sans conditions. C’est dans l’univers d’une bibliothèque interdite que les participant.e.s ont goûté aux « Opuscules au crépuscule ». Dans le Carrefour et les couloirs du Cégep de Rivière-du-Loup, il y avait près de 300 personnes qui créaient et qui s’imprégnaient de l’art.

Chaque année, la Nuit de l’Interdit est une soirée attendue des étudiant.e.s, mais également d’ancien.ne.s, de membres du personnel ou tout simplement de citoyen.ne.s de la région qui prennent plaisir à voir la jeunesse s’épanouir à travers l’art. C’est important de permettre aux collégien.ne.s de vivre une soirée comme celle-ci. La Nuit de l’Interdit, c’est prendre une idée qui nous semble impossible et la rendre réalisable. Que ce soit par une première prestation en humour ou à travers un art performatif, il est toujours impressionnant de voir une idée ou une pensée prendre forme et devenir un réel message.

Parce que c’est aussi ça, l’art. C’est un moyen d’expression, une liberté. En tant qu’adultes et professionnelles accompagnant les étudiant.e.s, nous sommes toujours agréablement surprises de voir à quel point la jeunesse a des choses à dire et comment on peut s’en inspirer. Ils.elles nous poussent, d’une certaine façon, à voir le monde à travers leurs yeux.

Ce qui est intéressant avec la Nuit de l’Interdit, c’est qu’on découvre des formes d’art auxquelles on ne pense pas toujours lorsqu’on parle d’arts visuels. Il y a eu de la sculpture, de la pyrogravure, de l’art d’impression, de la photographie, des arts médiatiques, des oeuvres faites avec des médiums inusités comme du café, et j’en passe ! Il y a, dans le corridor des arts, une ambiance qui ne s’explique pas. C’est beau de créer, mais c’est encore plus magique quand 26 personnes le font en même temps.

En arts de la scène, les participant.e.s en ont également eu pour leur argent. De la musique, des lectures de poèmes, de la danse et du slam. Nous avons même eu droit à la prestation d’un ancien qui a créé un texte pendant et en s’inspirant de la soirée. Ces collaborateur.trice.s ajoutent une touche magique à l’événement. Il faut également mentionner la participation du Rainbow Submarine pour l’ambiance finale et nos trois étudiants ayant énergisé la foule avec leur prestation de drag-queens !

Cette année, c’était la 18e Nuit de l’Interdit. C’est motivant de voir que d’année en année, la tradition se perpétue et qu’elle continue d’évoluer. L’achalandage était impressionnant, les décors, à couper le souffle et les gens sur place, passionnés.

Après des heures de travail acharné, nous sommes enfin arrivées à la dernière page de l’événement. Nous pouvons maintenant fermer ce livre et le remettre sur son étagère. Une étagère qui n’est cependant pas très loin puisque nous répéterons l’histoire l’an prochain. Encore une fois, mission accomplie ; nous avons rendu possible l’impossible.

À propos Marie-Amélie Dubé

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