Rencontrer le cinéma

Texte | Michel Lagacé
Photos | Nicolas Carraglio

Depuis 10 ans, mon intérêt de cinéphile « rencontre le cinéma » à l’occasion des projections de Cinédit – ce ciné-club du documentaire – et lors du festival de cinéma Vues dans la tête de… ; les deux chapeautés par l’organisme Vues, qui est pour moi l’initiative culturelle la plus enthousiasmante de ces dernières années. Chacun à leur manière, le ciné-club et le festival me font découvrir le cinéma québécois, ses réalisateur·trice·s, ici à Rivière-du-Loup.

Le festival est un plaisir à la fois pour les cinéphiles et le grand public qui l’ont découvert par les diverses têtes d’affiche
et artisan·e·s du cinéma qui se sont succédé·e·s durant ces 10 années. En plus, si l’on considère les étudiant·e·s et les employé·e·s de l’École des métiers du cinéma et de la vidéo du cégep de Rivière-du-Loup, on peut, avec raison, imaginer que cette école participe elle aussi, avec l’organisation et les bénévoles de Vues, à cette dynamique d’une ville devenue un terreau propice à la diffusion du cinéma et du documentaire d’ici.

Le mois de février 2016, lors duquel la réalisatrice et actrice Micheline Lanctôt a été la tête d’affiche du festival, avec ses invité·e·s prestigieux·euses, a probablement été le tournant le plus médiatisé de cet événement qui arrivait à dépasser les frontières de la région. Le public, encore une fois au rendezvous, attestait de cet engouement continu pour le festival de cinéma Vues dans la tête de….

Il atteignait déjà, par son originalité, la qualité de ses invité·e·s et de son public, une vitesse de croisière appréciable.

Dans un article de La Rumeur du Loup (no 80) en 2016, j’écrivais : « Le festival Vues dans la tête de…, ce n’est pas seulement du cinéma, c’est aussi des rencontres avec des artisan·e·s du cinéma… ces créateur·trice·s de contenu et d’images de la vie réelle et de la vie fictive, l’une côtoyant l’autre sur le grand écran. Ce festival, c’est aussi une rencontre entre nous, les amoureux·euses du cinéma. »

Après tout ce temps, le souvenir le plus fort qui me reste de ces multiples projections, rencontres et expériences me vient de l’édition de février 2015 lors de Vues dans la tête de Stéphane Lafleur, soit à la fois les films visionnés au Cinéma Princesse – Tu dors Nicole de Stéphane Lafleur, Félix et Meira de Maxime Giroux, entre autres – et la table ronde avec le réalisateur, ses invité·e·s et le public dans l’atmosphère chaude et festive du Café L’Innocent. Je me rappelle cette rencontre chaleureuse et cordiale avec les cinéphiles qui se tassaient dans cet espace bigarré au coeur de l’hiver. Les questions fusaient, des réponses des plus authentiques et sensibles nous étaient données sur les étapes de l’élaboration des films qu’on avait vus ou que l’on allait voir au festival et sur le déclencheur de la création d’un film. Le scénariste Alexandre Laferrière du film Félix et Meira nous a confié ce soir-là, avec une présence intuitive, les phases du travail de scénariste dans l’écriture d’un scénario en collaboration avec le réalisateur.

À propos de Marie-Amélie Dubé

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