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[Re]Cadrer : Le studio photo sous l’angle de la théâtralité

texte et photo David Ouellet

EXPOSITION TEMPORAIRE

En attendant le lancement de la nouvelle exposition permanente du Musée, en octobre prochain, nous profitons de l’espace laissé vacant par Intersections pour vous proposer des projets surprenants.

Il y a d’abord eu, le 20 juin dernier, le spectacle de Lydia Képinski, organisé par le Rainbow Submarine en collaboration avec Espace Centre-Ville. Une salle bondée et festive pour un spectacle envoûtant, voilà une belle utilisation d’une salle entre deux expositions. À retenir !

Une fois la scène rangée, le plancher re-bétonné et les murs repeints, on a décidé de vous présenter un petit aperçu, une mise en bouche si vous voulez, de notre prochaine exposition permanente. On vous invite donc à découvrir, à travers une sélection surprenante de photographies de notre collection, un aspect fascinant de la photographie du début du siècle dernier : la théâtralité et les mises en scène.

Costumes excentriques ou robes étoffées avec grands chapeaux, des mises en scène cocasses, parfois absurdes, des décors rehaussés d’accessoires divers, des raquettes aux gros vélos en passant par les chiens et les moutons (pas de farce), l’exposition regorge d’exemples de ces photographies peu conventionnelles, qui révèlent un désir d’exploration des artisans photographes d’un médium encore très jeune à l’époque et, à certains égards, la personnalité des sujets photographiés. Les mises en scène donnent vie à la photographie, statique par définition, mais particulièrement à cette époque, où les temps d’exposition étaient très longs, limitant la liberté de mouvement des sujets.

Au centre de la pièce trône l’immense Century No 2, un appareil à chambre, contrôlé par des leviers et des mécanismes, fabriqué par Eastman Kodak entre 1907 et 1915. Cet appareil qui fait maintenant partie de la collection du Musée du Bas-Saint-Laurent a appartenu à quatre générations de photographes.

L’appareil est dirigé sur un siège en bois, tel qu’utilisé dans nombre de portraits en studio, et un décor peu banal : une reproduction inspirée d’un fond de scène utilisé par Stanislas Belle (1864-1936) dans son studio, en 1894. Une sélection de costumes et d’accessoires divers vous attend également à votre gauche : vous êtes invité.e.s à vous vêtir des plus beaux atours que vous y trouverez et à prendre la pose pour vivre, le temps d’une photographie sur le cellulaire de votre ami.e, l’ambiance unique du studio de photo d’époque. Ce faisant, prenez, ne serait-ce qu’un instant, pour réaliser à quel point ce geste, si anodin de nos jours prenait un tout autre sens il y a de cela 100 ans.

À propos Marie-Amélie Dubé

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