Quête de sens au troisième âge

Texte et image | Christian Nadeau

Nous avons entendu les pédiatres soutenir que la santé mentale des jeunes était en danger avec le confinement. Puis les gériatres ont clamé le déconditionnement des personnes âgées trop longtemps enfermées. C’est également ce que nous avons constaté, mais pas seulement aux niveaux physique et cognitif ; leur santé mentale s’en porte moins bien aussi.

Les personnes de 70 ans et plus ont témoigné de l’ostracisme de leur groupe lors du premier confinement. Accusées de transmettre la maladie, de surcharger le système de santé, de ne pas faire suffisamment attention, elles n’ont eu d’autre choix que de se réfugier dans la lumière du téléviseur, ce qui n’est rien pour améliorer l’état psychologique d’un être humain.

La pandémie a mis notre société à rude épreuve. Il y a eu, d’une part, l’adaptation que cela demandait, mais d’autre part, plus sournoisement, une polarisation de plus en plus importante des opinions, des idées et des enjeux. Boris Cyrulnik, dans son livre Autobiographie d’un épouvantail, appelle ce phénomène « le délire logique ». Cela amènerait un énorme soulagement immédiat, mais sans résilience effective. Il y a une forme de quête de sens à travers cela, et justement…

Nous avons eu la chance de naître dans une société privilégiée. Cependant, cela n’empêche pas les épreuves, les malheurs ou les pandémies de nous atteindre. L’adversité, tel un rite de passage pour notre civilisation, vient recadrer nos choix, nos valeurs profondes. Alors, j’invite particulièrement les personnes à la retraite à s’investir dans la recherche ou la création de sens autour de la pandémie et des événements d’actualité qui ornent les médias en ce moment.

Voir le verre à moitié plein

Pour parvenir à un changement concret, il vaut mieux changer de lunettes pour débuter. L’âge n’est pas une excuse pour s’exclure de la vie active. Sortez, impliquez-vous ! Votre expérience est une richesse pour toute la société !

Entourez-vous de personnes positives

Le plus grand malheur de la pandémie, c’est d’avoir été isolé·e et contraint·e à la peur du virus. Le risque zéro n’existe pas, mais il est temps de recréer des liens positifs avec notre entourage. Soyez prudent·e, allez vers les autres, restez positif·ve !

Rapprochez-vous de la nature

Il y a dans la nature une source d’énergie, de paix et de ressourcement inépuisable. Nous avons la chance de vivre près d’un fleuve magnifique et de parcs en nature. Adossez-vous à un arbre ; ils sont liés à la fois au sol et au ciel, de quoi vous brancher à toute la vie qu’il contient.

Exprimez vos émotions

Ce qui ne s’exprime pas… s’imprime en vous, souvent sous forme de malaise. Les petits « bobos » qui sortent au matin sont souvent le signe qu’on a réprimé une émotion. Rappelez-vous qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise émotion ; c’est la façon de l’exprimer qui l’est.

Ayez une spiritualité

La spiritualité est en lien avec le sens. La religion est une façon de vivre sa spiritualité. La quête de sens est un besoin pour l’être humain. Durant cette pandémie, quelles forces ont pu jaillir de votre expérience ? Comment pouvez-vous faire grandir ces forces, à présent ?

Bonne réflexion !

Christian Nadeau
Comité d’accompagnement La Source
418 867-4827

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