Quelles sont les habiletés qui aident à réussir au Cégep?

Texte | Maud Cloutier, conseillère pédagogique, Cégep de Rivière-du-Loup
Photos | Jérémie Bouchard

La persévérance scolaire est un sujet vaste et il mobilise l’attention de nos décideur.euse.s depuis quelques décennies déjà. Nous avons réussi collectivement à faire en sorte que la persévérance scolaire et la réussite éducative soient des enjeux prioritaires de la société. En effet, même s’il reste encore du travail à faire, les familles, le milieu scolaire et les employeur.euse.s de la région se concertent de plus en plus pour soutenir et accompagner les jeunes vers l’obtention d’un diplôme qualifiant.

Quels conseils peut-on donner au.à la jeune qui entame des études supérieures afin qu’il.elle s’engage, persévère et se qualifie pour un emploi spécialisé ?

Au collégial, l’étudiant.e est le.la premier.ière acteur.trice de sa formation. Il.Elle s’inscrit au cégep par choix. Cette affirmation place l’étudiant.e au coeur des actions en matière de persévérance et de réussite. Les études récentes[1] sur les déterminants essentiels de la réussite à l’enseignement supérieur ont permis d’identifier les ressources ou les habiletés sur lesquelles il est payant de miser quand on est un.e étudiant.e.

Les acquis précollégiaux. L’étudiant.e arrive avec un bagage de connaissances important, mais ce sont surtout les méthodes de travail acquises antérieurement qui vont l’aider à s’adapter aux études collégiales. Il faut lui rappeler que la gestion du temps, en mettant la priorité sur les études, la préparation aux examens et faire ses devoirs au fur et à mesure, sont des méthodes de travail importantes dans la réussite et qu’elles se développent encore à l’arrivée au cégep.

Croire en son développement intellectuel. Apprendre implique une ouverture d’esprit. C’est accepter d’être bousculé dans ses pensées, de commettre des erreurs et de fournir des efforts pour atteindre la compétence. L’étudiant.e qui croit en sa capacité de développement intellectuel en se remettant en question et en modifiant ses représentations réussit mieux.

Les aspirations professionnelles. La clarté de son choix de carrière et de ses aspirations donne un sens aux études. Plus un choix est réfléchi, réaliste et adapté au programme d’études, plus cela contribue à la persévérance et à la réussite. Toutefois, il arrive que le choix de programme au cégep ne soit pas une finalité, mais un passeport vers un autre domaine. À ce moment, l’étudiant.e doit se servir de son programme d’études comme d’un tremplin vers son nouveau choix de carrière. Les conseiller.ère.s d’orientation du cégep offrent d’excellents services pour répondre aux besoins d’encadrement scolaire et d’orientation des étudiant.e.s ; il faut les consulter.

La perception de soi et le sentiment d’efficacité scolaire. Plus un.e étudiant.e a la conviction, la croyance qu’il.elle peut réussir ce qui lui est demandé, plus il.elle réussira. Développer ce sentiment de confiance dans ses aptitudes scolaires pendant les études primaires et secondaires va permettre à l’étudiant.e qui arrive au cégep de relever des défis, de diminuer son anxiété et de fournir plus d’efforts pour réussir. La confiance en soi et la force de caractère sont des qualités qui favorisent la réussite à l’enseignement supérieur.

La participation active et l’engagement. L’engagement se manifeste par le sentiment d’appartenance à son cégep, à son programme d’études et à ses collègues de classe. Plus un.e étudiant.e fréquente son cégep, ses ami.e.s et les activités parascolaires qui y sont offertes, plus il.elle augmente sa réussite éducative. L’étudiant.e qui voit ses collègues, pose des questions à ses enseignant.e.s, fréquente la bibliothèque ou les autres lieux du cégep entre ses cours travaille pour sa réussite. Le principal obstacle à l’engagement est « trop » de travail rémunéré en même temps que les études. Il arrive parfois que le.la nouvel.le étudiant.e du cégep perde de vue son objectif de carrière à long terme et consacre ses énergies à un emploi rémunéré du moment. Le rôle des parents est d’identifier avec le.la jeune le nombre d’heures de travail rémunéré qui lui permettent de maintenir le niveau souhaité de réussite.

[1] Dossier du CAPRES, (2015). Section 1 de 5. Les ressources de l’étudiant qui favorisent sa persévérance et sa réussite.
www.capres.ca/dossiers/des-pistes-pour-accroitre-la-reussite-et-la-perseverance-a-leducation-superieure

À propos Marie-Amélie Dubé

Voir aussi

Existe-t-il des REER plus « payants » que d’autres ?

Texte | Annabelle Dumais, planificatrice financière Pour plusieurs, la motivation première d’investir dans un REER …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *