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Professionnalisme : Reconnaissance et éthique

par Jessica Beauchemin | photo Nicolas Chentrier

 

Mes mâchoires se serrent de frustration à la lecture d’un courriel d’un client qui ne fait vraiment pas mon affaire. Mais justement, il s’agit d’une relation d’affaires et je dois réussir à la préserver tout en me respectant. Je me tourne donc vers mon indispensable ligne de conduite : le professionnalisme. Mais qu’en est-il vraiment de ce terme aux allures un peu prétentieuses ?

 

Reconnaissance
Premièrement, le professionnalisme représente le caractère du professionnel, en opposition à l’amateurisme. Depuis 1988, il existe au Québec une loi reconnaissant le métier d’artiste comme une profession et établissant les critères à rencontrer pour obtenir un statut professionnel et avoir accès à des ressources spécifiques.

Loi sur le statut professionnel des artistes (S-32.01) :
Article 7. A le statut d’artiste professionnel, le créateur du domaine des arts visuels, des métiers d’art ou de la littérature qui satisfait aux conditions suivantes :
1. il se déclare artiste professionnel ;
2. il crée des oeuvres pour son propre compte ;
3. ses oeuvres sont exposées, produites, publiées, représentées en public ou mises en marché par un diffuseur ;
4. il a reçu de ses pairs des témoignages de reconnaissance comme professionnel, par une mention d’honneur, une récompense, un prix, une bourse, une nomination à un jury, la sélection à un salon ou tout autre moyen de même nature.

Cette définition, qui semble vouloir tracer une frontière entre « loisirs » et « travail », offre à elle seule matière à réflexion. Mais le terme « professionnalisme » fait également référence à la « qualité de professionnel ».

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Éthique
Le professionnalisme représente pour moi un code d’éthique regroupant des valeurs et des règles de conduite auxquelles je me réfère pour favoriser des relations d’affaires harmonieuses. Faire carrière en métiers d’art implique d’interagir et de communiquer avec plusieurs personnes. L’ouverture et l’empathie m’aident à faire face aux mésententes et aux imprévus qui surviennent parfois. Évidemment, me soucier de l’autre dans une juste mesure, tout en respectant mes propres besoins et limites, représente un réel défi. Avant d’agir, je me remets donc régulièrement en question en me référant à mes valeurs fondamentales (respect, intégrité, honnêteté et bienveillance). Cultiver le professionnalisme au quotidien me permet d’entretenir des relations d’affaires positives, en plus d’être d’un grand secours lorsque je rencontre des difficultés. Être travailleuse autonome m’offre une grande liberté d’action que je parviens à autogérer avec plus de justesse grâce à ce code d’éthique qui évolue avec moi au fil du temps et des expériences.

 

Présentation
Je suis un drôle d’arbre qui s’étire le long de l’autoroute 20. Mes racines sont solidement ancrées dans la terre d’un rang de Trois-Pistoles, tandis que ma ramure se déploie sous le ciel du quartier Rosemont à Montréal. Artiste-ébéniste, je partage mes activités professionnelles entre la création d’oeuvres, la fabrication sur mesure, l’animation d’ateliers de médiation culturelle et un poste de chargée de projets et des communications à l’École d’ébénisterie d’art de Montréal.

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À propos Marie-Amélie Dubé

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