Premier pas

Texte | Laure Cosse
Illustration | Léa Delignies

Je m’appelle Laure Cosse, j’ai 27 ans et je viens du Pays basque, en France. Je suis arrivée au Québec avec mon conjoint il y a deux mois, dans la belle région du Témiscouata.

L’envie de venir s’installer de l’autre côté de l’Atlantique est née à la fois d’un rêve d’enfant et de la recherche d’une meilleure situation. En France, nous nous sentions bloqué·e·s, nous n’arrivions plus à envisager un avenir épanouissant, tant personnel que professionnel. À l’inverse, le Québec nous semblait plein de promesses. Nous avions dans le coeur l’image d’une population accueillante, d’un pays pacifique et ouvert avec un marché de l’emploi attractif. En bref, tout ce que nous recherchions !

Pour autant, notre aventure a réellement débuté le jour où nous sommes arrivé·e·s sur le sol québécois. Totalement euphoriques, nous émerveillant de tout, nous avons quand même vite réalisé que tout ne serait pas si simple. Le véritable défi de l’immigration se profilait déjà : l’intégration. Et quel défi !

Bien que nous partageons tou·te·s une culture commune, le fonctionnement ici est totalement différent de ce que nous connaissions. Par exemple, le simple fait de souscrire un forfait téléphonique se révéla être une véritable épreuve. Imaginez alors la difficulté quand il faut ouvrir un compte en banque, louer un logement, acheter une voiture, trouver un travail… Heureusement, à aucun moment nous ne nous sommes retrouvé·e·s seul·e·s face à ces difficultés. Dès notre arrivée nous avons eu une ressource en immigration sur le territoire qui nous a aidé·e·s, conseillé·e·s et qui continuera à nous suivre jusqu’à l’obtention de notre résidence permanente. Quand on est immigrant·e, recevoir une aide comme celle-ci n’a pas de prix ! Je souhaiterais également souligner que nous avons souvent reçu une aide spontanée, offerte par pure gentillesse, par des personnes rencontrées un peu au hasard. Merci à vous.

Le deuxième point à soulever, le plus important à mon sens, concerne l’Humain·e. Une intégration réussie est avant tout sociale. Comment faire pour développer un réseau de connaissances, se faire des ami·e·s, être accepté·e dans la communauté quand on vient d’arriver ? Surtout que, même si nous parlons tou·te·s la même langue, l’accent et les expressions diffèrent énormément, rendant parfois les échanges difficiles. Là aussi, je souhaite souligner l’engagement des organismes d’accueil, de la MRC de Témiscouata et le travail de ses agent·e·s.

Grâce aux soirées de réseautage, il nous a été facile de nous faire des contacts, de découvrir de belles personnes et de lier nos premières amitiés. Cela a été le tremplin qui nous a permis, à mon conjoint, mes ami·e·s français·es nouvellement arrivé·e·s et moi-même, de faire un premier pas réussi dans la communauté. Car se sentir bien quelque part ne dépend pas que de l’obtention d’un bon travail, mais dépend surtout des liens humains chaleureux que nous y créons. Je conclurai simplement en disant que bien s’intégrer, c’est avoir un bon état d’esprit : être ouvert·e, souriant·e, gentil·le. Il faut aussi avoir envie d’apprendre et de rencontrer de nouvelles personnes, car au Québec, la différence n’éloigne pas, au contraire !

À propos de Marie-Amélie Dubé

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