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Pourquoi faire simple ?

Texte Max Bélisle, préposé au délire

S’il y a un mot qui a été galvaudé, et là je ne parle pas de l’enfant que ta poutine a eu avec ton hot-chicken, c’est bien l’achat local. J’ai rarement vu plus simple comme principe : quand ce que t’achètes vient de pas loin, y’a brûlé moins de pétrole pour s’en venir jusque chez vous. Jusque là, tout le monde suit ? Bien !

C’est là qu’intervient mon ami tout croche avec ses projets pas clairs et j’ai nommé : le marketing ! Parce que ouin, y’a comme quelqu’un quelque part que j’imagine jouer au mini-putt dans son bureau qui s’est dit : « Du local, on va en vendre en tabarnak ! » Donc, la minute qu’on peut ploguer le mot « local » dans une publicité, on entend « chi-ching » ! C’est bien normal ! C’est quand même un aspect non négligeable d’une consommation éthique. Pas le choix de consommer un tant soit peu, aussi bien retarder l’apocalypse en même temps, pourquoi pas ?

L’affaire c’est que des fois, y’en a qui disent que c’est local alors que c’est pas local. Oui oui, un mensonge dans une pub ! Je le sais, moi aussi j’en reviens pas ! Y’en a d’autres qui vont dire que leur bouffe est locale et c’est vrai, mais elle est bourrée de cochonneries. En même temps, qui va aller énumérer la liste de défauts de son produit dans le but de le vendre ? Dans la même veine, y’en a qui vont dévier le sujet juste un ti-peu en disant l’étape de la chaîne qui a été faite ici, genre « Distribué par Untel » avec une adresse du Québec en dessous. Donc, quand toi t’arrives les yeux collés à l’épicerie, t’as pas lu toute le backstory de ton casseau de fraises que t’en as déjà la moitié de mangée sooooo, tu l’achètes. Tu penses que t’as fait un achat qui pétille d’éthique quand finalement c’tait juste le truck qui a passé dropper le stock qui était de par chez vous ! C’est littéralement prendre une bonne idée par le fond de culotte pis chercher les poubelles avec, même si théoriquement, c’est une idée recyclée ! Qui a pensé à ça ? S’il y a un premier pour tout, il y a un premier pour ça aussi, non ? Si on pense que l’achat local, le vrai là, c’est une partie du plan pour réduire notre empreinte écologique, ce génie de la vente que j’imagine avec des dents blanc-bleu pâles, mérite une claque derrière la tête, celle qui te faire dire : « Oups scuse, je connais pas ma force ! »

Je vais sonner plus vieillot que je devrais avec mes « dans mon temps » mais j’aimais mieux mon marketing quand il me disait que tout ce que j’achète allait me faire pogner avec les filles. C’était plus « dans ta face » comme bullshit. La, on insinue que mon achat est un vote de prolongement de l’humanité… alors que des fois, c’est pas le cas ! C’est peut-être ça le drame du localwashing au fond, le « des fois ». Le doute. Celui qui fait perdre sur toute la ligne parce que se faire fourrer en faisant une bonne action, c’est un christie de bon argument pour ne jamais récidiver. Et ça finit en achat impulsif sur Amazon.

Pendant ce temps-là, il y a des produits qui font véritablement pas grand chemin avant de se rendre chez vous. L’achat local existe. Le commerce local existe. Ils ont un capitalisme poche dans les pattes, c’est tout. Le fardeau de l’éthique dans l’achat est dans la main qui tient le portefeuille et dans le lien de confiance qui peut s’établir entre commerçants et clients. Car si on s’en tient aux publicitaires pour nous offrir une vérité, quelle qu’elle soit… nos bébelles sont aussi bien de voir du pays pendant qu’elles peuvent encore le faire !

À propos Marie-Amélie Dubé

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