Ode à une patenteuse

Texte | Cédérick Dubé, stagiaire au fablab FABBULLE du Cégep de Rivière-du-Loup

Laissez-moi vous introduire à un individu inconnu.
Peut-être, par aléa, l’avez-vous déjà vue.
C’est celle dont l’esprit vagabonde
et qui a un million d’idées pour changer le monde

On la retrouve surtout entre Fraser et la Témis.
Elle culbute, elle butine et papillonne.
Ses concepts conceptualisés la siphonnent
et ses propres pensées l’immiscent.

Un jour où elle déambulait sur la Saint-Pierre,
elle aperçut de ses yeux vu
un bâtiment qui semblait être, comme elle, méconnu.
La musardine y entra. Le début d’une ère.

Imagination. Accomplissement. Taquineries.
Projets. Idéaux. Fierté. Respect. Contagion.
Outils. Famille. Constructives. Aide. Temps investi.
Erreurs justifiées. Sécurité. Compréhension.

En aussi peu de temps que cela en prend pour dire « fablab »,
moult mots modelaient maintenant maintes margoulettes.
Une énergie l’envahit. Une énergie improbable.
Ses idées, enfin, ne finiront plus aux oubliettes.

Maintenant établie à un endroit
où les projets ne sont plus à qui de droit.
Maintenant établie à un emplacement où elle se sent chez elle, vraiment.
Maintenant établie dans un lieu où tout va pour le mieux.
Celle qu’on appelait autrefois « la saligaude ».
a désormais tous les outils pour changer le monde.

Réalisé avec une découpeuse laser numérique
Réalisé avec une imprimante 3D

À propos Marie-Amélie Dubé

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