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Mon AVC m’a sauvé la vie

texte Nadia Côté

Encore aujourd’hui, l’AVC laisse des marques indélébiles dans la vie de ses victimes. Au pays, tous les 17 minutes survient un AVC. Cela représente 85 femmes par jour, dont 18 en décèdent. Les maladies du coeur et de l’AVC sont les principales causes de décès prématurés chez les femmes au Canada.

En 2004, à l’âge de 27 ans, Nadia Côté fut frappée par cette maladie. Aujourd’hui âgée de 42 ans, elle s’en est remise et mène une vie quasi normale. Ayant un conjoint et un travail, il y a certaines choses qu’elle ne peut plus faire comme avant. Les séquelles laissées de l’AVC ne pardonnent pas, mais on peut les compenser et apprendre à les gérer.

« Quand mon accident est survenu, j’ai paralysé du côté gauche. On m’a hospitalisée sans trop savoir ce que j’avais. C’est à passer des tests que l’on a découvert que j’avais subi un AVC. J’ai dû faire de la rééducation pour marcher normalement. J’ai, depuis, un petit problème d’équilibre. J’ai également des problèmes d’attention, de concentration et, avec ma mémoire de travail déficiente, j’ai parfois des trous de mémoire. Également des problèmes cognitifs. Je suis tout de même fonctionnelle au travail ».

L’AVC subi a bouleversé sa vie. Ses proches avaient de la misère à reconnaître ses traits de caractère après l’événement. Il lui a fallu trois ans pour se ressaisir. Nadia a ainsi décidé de ne pas rester accrochée à ce drame et s’en sert comme élément moteur pour aller de l’avant. « L’AVC m’a sauvé la vie… J’étais matérialiste et possessive. La vie s’est chargée de me délivrer de ces traits de caractère. Maintenant, je suis plus ouverte et tolérante face aux autres et à la différence. »

Ayant mené une bataille pendant dix ans contre la SAAQ, Mme Côté s’est relevée et a poursuivi sa route. Ce n’est pas sans difficultés que Nadia s’est battue pour retourner sur le marché du travail. Jusqu’à tout récemment, elle avait un projet d’affaires pour devenir travailleuse autonome. « Je voyais en cette occasion la solution à tous mes problèmes ».

Débrouillarde et persévérante, Nadia va au bout de ses idées, toujours prête à se repositionner rapidement. Elle va au-delà de ses capacités pour se dépasser elle-même. C’est ce qu’elle s’est promise, suite à son AVC. Mme Côté cherche continuellement à améliorer son sort et sa situation. Elle se sert de ses erreurs comme tremplin pour avancer. Il est possible de s’en sortir suite à un tel événement tragique. Ça prend beaucoup de bon vouloir, de persévérance et de ténacité. Mme Côté en est un bel exemple. Faisant également du bénévolat, Nadia est membre du conseil d’administration de l’ACVA/TCC du Bas Saint-Laurent. « Je trouve ça important de travailler dans l’intérêt des membres de cet organisme. Cette cause me touche de près et me tient à coeur ». Présent dans 8 MRC au Bas Saint-Laurent, l’ACVA/TCC rassemble, divertit, aide à maintenir des acquis et sort des personnes de l’isolement.

À propos Marie-Amélie Dubé

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