Accueil / Nos sens / La Réflexion / Mise en lumière du rôle de la conservatrice au Musée du Bas-Saint-Laurent

Mise en lumière du rôle de la conservatrice au Musée du Bas-Saint-Laurent

texte Équipe du Musée du Bas-Saint-Laurent | photo Catherine Roy

 

L’étendue du champ d’action du conservateur.trice varie en fonction de l’établissement muséal pour lequel il.elle travaille. Au Musée du Bas-Saint-Laurent, la conservatrice, Oriane A.-Van Coppenolle, effectue parfois plusieurs rôles, celui de commissaire d’exposition, de directrice artistique ou de chargée de projet.

 

UNE MISSION EN ÉVOLUTION
Les collections du Musée du Bas-Saint-Laurent comportent plus de 4 000 oeuvres et plus de 200 000 photographies d’époque, sans compter les objets qui ont été acquis lors de la création du Musée. En effet, lors de son ouverture en 1975, le Musée avait une vocation archéologique et ethnographique, ce qui explique la présence dans ses collections d’une série d’objets, tels des vases ou des skis de bois pour enfant. Depuis le milieu des années 1980, le Musée a réorienté son mandat vers l’art contemporain en conservant son volet « histoire régionale » grâce aux fonds photographiques. La conservation des collections est un volet fondamental de la mission du Musée, qui comprend aussi la recherche, l’éducation et la diffusion auprès des publics.

LA GARDIENNE DES COLLECTIONS
Un des mandats remplis par la conservatrice du Musée est d’assurer une pérennité aux oeuvres en les documentant, puis en effectuant la mise à jour de l’inventaire et en coordonnant un entretien continu des collections, afin de prévenir toute détérioration. De plus, elle participe au développement des collections par l’acquisition de nouvelles oeuvres ou fonds photographiques, tout en analysant leur cohérence et pertinence en lien avec le mandat du Musée. La conservatrice est la gardienne des collections.

MAIS QUE SERAIT UN MUSÉE SANS SES EXPOSITIONS ?
Oriane A.-Van Coppenolle collabore à la programmation des expositions, prend connaissance des différents projets proposés par les artistes ou commissaires et effectue aussi un travail de recherche exploratoire pour déceler des artistes ou pratiques qui permettront au Musée de se démarquer et d’être attractif. Cela implique de découvrir les pratiques émergentes des artistes régionaux et de tisser des liens avec les travailleurs culturels et travailleuses culturelles des différents centres d’artistes. En outre, afin de diffuser les collections du Musée, la conservatrice a le mandat de concevoir des expositions en utilisant les oeuvres issues des collections. Elle élabore le concept de l’exposition, fait des recherches, développe un scénario, sélectionne les oeuvres, rédige des textes de médiation culturelle et, finalement, réfléchit la mise en espace de l’exposition. Dans certains cas, une publication est développée et agit comme mémoire de l’exposition en l’accompagnant, comme c’est le cas avec la rétrospective de Michel Lagacé. La publication sera disponible à la boutique du Musée au cours de l’automne. Dans le cadre précis de cette exposition, Oriane A.-Van Coppenolle a effectué la mise en espace des oeuvres, de concert avec l’artiste, la rédaction des textes de l’exposition et la coordination de la publication. Au Musée du Bas-Saint-Laurent, aucune journée ne se ressemble et toutes sont aussi stimulantes que pleines de rebondissements et d’apprentissages. Bien sûr, rien de tout cela ne serait possible sans l’important travail d’équipe qui constitue le liant du Musée.


Oriane A.-Van Coppenolle

UNE JOURNÉE DANS LA PEAU DE LA CONSERVATRICE

Faire le suivi des courriels :
• Répondre aux potentiel.le.s donateurs.trices d’oeuvres pour le 20e encan du Musée
• Répondre à un.e artiste ayant proposé un projet
• Faire le suivi avec le. la graphiste pour le projet de publication

Faire des recherches sur les fonds photographiques de la collection en vue de l’exposition permanente :
• Réfléchir à des thématiques
• Regrouper des photographies en fonction de ces potentielles thématiques

Finir la rédaction d’un appel de projets où les artistes seront invité.e.s à proposer une création en lien avec l’appel

Rencontrer un.e artiste ou un organisme pour développer un projet futur :
• Faire des recherches liées au développement du projet

Commencer la rédaction de la demande de subvention pour la réalisation d’une exposition virtuelle

Faire le suivi des courriels :
• Envoyer la version finale du texte au traducteur.trice
• Envoyer les photographies au graphiste pour le projet de publication

Écrire un texte pour la Rumeur du Loup

À propos Marie-Amélie Dubé

Voir aussi

Va voir des spectacles !

texte Marie Claude Durand | Responsable des communications, Rivière-du-Loup en spectacles   Septembre est un ...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *