Mettre le cap sur Cap-Seize

Texte et photos | Geneviève Blais

On est en vacances pour une semaine.
On a décidé de faire du camping minimaliste.
Une première pour nous.
Partir avec le strict minimum.
Partir avec l’essentiel.
Partir avec ce qui nous fait réellement vibrer intérieurement.
Partir en Gaspésie, découvrir davantage cette belle région.
C’est l’matin.
On a campé dans notre char près d’un marais, à Cap-Seize.
Pas d’cadran.
Rien d’prévu à l’agenda.
On s’réveille avec le chant des oiseaux.
Les rayons du soleil pénètrent dans l’auto.
On s’lève.
On sort dehors.
Y fait pas trop chaud, pas trop frette.
On fait quelques étirements matinaux.
L’air est si bon !
Le ciel est bleu.
On prend l’temps de s’faire à déjeuner.
On prend l’temps de déguster un bon café.
L’inspiration nous prend !
On agrippe nos instruments.
On laisse aller notre créativité.
Le temps n’existe plus.
Seul l’instant présent.
Quelques notes de musique plus tard, je prends
ma planche à pagaie.
Le marais est « en huile ».
J’enfile mon wetsuit (eh oui, je suis un peu frileuse…).
Je mets mon embarcation à l’eau.
Je rencontre une famille de canards.
J’entends le cri de monsieur martin-pêcheur.
Je vois un castor qui guette l’entrée de sa gigantesque demeure.
Plusieurs carouges à épaulettes sont rassemblés à travers les quenouilles.
La montagne qui me fait face est magnifique.
Elle est immense.
Des libellules se posent sur ma planche.
Des papillons volent autour de moi.
Après mon exploration, j’ai envie d’aller dégourdir mes jambes.
On se prépare alors un lunch.
On prend notre backpack.
On embarque dans l’auto.
On part faire une randonnée pédestre.
On s’rend au parc national de la Gaspésie.
On fait l’ascension du mont Olivine.
Une première pour nous.
Un autre beau moment à contempler, à découvrir.
On revient en fin de journée à l’emplacement où nous étions en matinée.
On prend l’temps de s’faire à souper.
Le soir est maintenant arrivé.
La lune brille.
Le ciel est dégagé.
On décide de s’coucher sur le capot du char.
On regarde attentivement le ciel étoilé.
Un spectacle se passe sous nos yeux.
Il y a une pluie d’étoiles filantes. On s’amuse à les compter.
Aucune pollution lumineuse.
C’est fantastique !
Après un certain temps, on sent la fatigue s’emparer de nous.
On entre dans l’char.
On se glisse sous les couvertures.
On se donne quelques doux baisers.
On réalise à quel point on est chanceux de vivre de si beaux moments.
À proximité de chez nous.
À quelques heures seulement de Rivière-du-Loup.
On réalise que nous voulons garder cette qualité de vie à notre retour.
Continuer de vivre en toute simplicité.
Continuer de jouir de cette belle nature qui nous entoure.
Continuer de laisser aller notre belle créativité.
Continuer de prendre le temps.
On se dit maintenant « bonne nuit ».
Demain, une autre belle journée va commencer.

À propos Marie-Amélie Dubé

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