Mettre en pratique ses apprentissages chez Lepage Millwork

Texte | Marie-Amélie Dubé, Agence MAD
Photo | Catherine Roy

Depuis un an et demi, une nouvelle stratégie a été mise en place afin de favoriser la persévérance scolaire chez Lepage Millwork : la création d’un quart de travail pour des surnuméraires permet aux étudiant.e.s de travailler dans leur domaine, après leur journée d’école, de 17 h à 22 h.

« Habituellement, ce sont majoritairement les étudiant.e.s en électromécanique, en maintenance ou en charpenterie-menuiserie qui occupent ces postes, car nous avons particulièrement besoin de travailleur.euse.s dans ces domaines spécifiques », explique Mélanie Binette, directrice des ressources humaines.

Auparavant, les quarts de soir se terminaient à 3 heures du matin, ce qui rendait l’équilibre travail et études moins facile pour les jeunes. « Plusieurs essayaient de le faire, mais après quelques semaines, ils abandonnaient. C’était difficile pour nous de retenir la main-d’oeuvre de soir. Ainsi, en créant ce nouveau modèle d’horaire, nous avons créé une réalité de travail plus adaptée à ce type de travailleur.euse.s et nous sommes tout.e.s gagnant.e.s », ajoute la directrice des ressources humaines.

C’est grâce à cette nouvelle offre qu’Alexandre Leclerc-Vaillancourt, étudiant en électromécanique, peut mettre en pratique ses connaissances acquises de jour, pendant 20 heures par semaine, du lundi au jeudi, puis profiter d’un congé de fin de semaine bien mérité. Il s’agit d’un bel équilibre pour le jeune homme qui a dû se réorienter après une blessure de travail alors qu’il était monteur de lignes, quelques années auparavant.

« Si j’ai un examen le lendemain, je peux demander d’étudier en soirée au besoin, et le superviseur comprend […] »

Le poste de surnuméraire est autant avantageux pour les étudiant.e.s, qui peuvent aisément concilier études et travail dans leur domaine, que pour l’entreprise, car en raison du nombre limité de machines en fonction en soirée, la maintenance des équipements est donc facilitée.

Par ailleurs, l’entreprise est reconnue pour la flexibilité de sa gestion des horaires. « Il y a une belle ouverture de ce côté. Si j’ai un examen le lendemain, je peux demander d’étudier en soirée au besoin et le superviseur comprend », précise Alexandre. « Aujourd’hui, on cherche beaucoup de main-d’oeuvre, on n’a pas le choix de s’adapter davantage pour favoriser la rétention du personnel, autant en usine que dans les bureaux », explique madame Binette.

Dans quelques mois, l’étudiant terminera ses études, et s’il le désire, il pourra obtenir un poste dans son champ d’expertise. Même s’il n’est pas à temps plein ni à un poste permanent, ses heures de travail accumulées durant son parcours scolaire seront reconnues afin d’assurer une progression salariale intéressante. Voilà un autre facteur de rétention intéressant pour les étudiant.e.s.

ACCUEILLIR DES STAGIAIRES : UNE CULTURE

« Nous trouvons important de permettre aux jeunes de vivre des stages chez nous. Aujourd’hui, nous avons accueilli en stage d’un jour Estelle D’Amours, étudiante de 5e secondaire au Collège Notre-Dame. Elle souhaitait découvrir les ressources humaines afin de valider son domaine d’études pour plus tard », nous raconte Mme Binette.

« J’ai beaucoup aimé ma journée ! Cela m’a permis d’en apprendre plus sur la santé et sécurité en milieu de travail. J’ai assisté à une conférence qui m’a permis de constater qu’il y avait de beaux échanges entre les employé.e.s d’usine et ceux.celles de bureaux. J’ai aimé cette interaction », explique la jeune élève qui, tout comme Alexandre, travaille en même temps que ses études. En tant qu’étudiante au profil danse du Collège, elle est devenue professeure de danse à l’école District Danza.

Des stages en génie mécanique sont aussi offerts l’été aux jeunes de la région. Une fois leur cours terminé, certain.e.s reviennent s’établir en région et peuvent obtenir un poste chez Lepage Millwork. « Ce fut le cas d’une stagiaire en ressources humaines qui a fait des stages les trois derniers étés. Elle commencera bientôt à travailler pour de bon avec nous », ajoute la directrice des ressources humaines, qui a visiblement mis son grain de sel dans l’établissement de ces pratiques facilitantes pour favoriser la persévérance scolaire dans l’entreprise ! Bravo !

Alexandre Leclerc-Vaillancourt, poste étudiant d’électromécanicien, Lepage Milwork
Mélanie Binette, directrice des ressources humaines, Lepage Millwork
Estelle D’Amour, stagiaire d’un jour, étudiante en 5e secondaire au Collège Notre-Dame

À propos Marie-Amélie Dubé

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