Martine à la découverte des organismes communautaires | Un accueil inconditionnel

Texte | Samuel Saint-Denis-Lisée, ACEF du Grand-Portage et Virginie St-Onge, Carrefour d’Initiatives Populaires de Rivière-du-Loup
Illustration | Anissa Richard

Il y a maintenant 2 mois que le conjoint de Martine est décédé. Sa présence lui manque. Martine est retournée au travail depuis peu, mais elle se sent débordée, dépassée.

Martine réalise que, dans les dernières années, c’est son conjoint qui s’était beaucoup occupé des finances. Elle se retrouve maintenant seule pour payer les factures et a de la difficulté à retrouver ses repères dans ses revenus et ses dépenses. Les dettes s’accumulent, ce qui la stresse beaucoup.

Quand elle a parlé de ses soucis financiers à François, le père de ses deux premiers enfants, il lui a suggéré de faire un budget. Martine a trouvé l’idée excellente, mais elle n’a pas osé dire à son ex-conjoint qu’elle n’avait aucune idée par où commencer.

En fouillant sur internet, Martine est tombée sur la page budgetenligne.net de l’ACEF du Grand-Portage. Elle a commencé à remplir ses revenus et ses dépenses dans l’outil en ligne, mais elle a senti le besoin de parler à quelqu’un de sa situation financière pour y voir plus clair.

Martine a donc pris son téléphone et a appelé à l’ACEF du Grand-Portage pour savoir si quelqu’un pouvait l’aider à faire son budget et à trouver des solutions à ses difficultés financières. Une conseillère budgétaire de l’ACEF a pris le temps de répondre à ses questions et lui a fixé un rendez-vous.

Martine se sentait mal d’avoir besoin d’aide pour faire son budget, mais la conseillère l’a rassurée en lui disant que les personnes qui appelaient à l’ACEF vivaient toutes sortes de situations, peu importe leurs revenus et que les conseillers et conseillères budgétaires étaient là pour les accompagner.

Lors de la rencontre avec sa conseillère, Martine se sent écoutée et en confiance. Elle ne se sent plus gênée de parler de ses finances et, avec l’aide de sa conseillère, elle fait le portrait complet de sa situation financière.

À partir de ce portrait, sa conseillère budgétaire de l’ACEF lui propose plusieurs pistes de solutions et lui fournit de nombreux trucs et conseils qui lui permettront de reprendre le contrôle de son budget et de ses finances.

Sa conseillère budgétaire lui parle notamment du Carrefour d’Initiatives Populaires (CIP) et des services qui peuvent l’aider au niveau alimentaire.

Le mercredi suivant, Martine se présente au dépannage alimentaire d’urgence. Elle a un peu honte d’en être rendue là et a peur qu’on lui pose des questions. L’agente de services du CIP et les bénévoles l’accueillent et l’écoutent, elle est tellement soulagée ! Ils lui fournissent une boîte de denrées alimentaires qui l’aideront à se nourrir et à répondre à ses besoins et à ceux de ses trois enfants dans les prochains jours.

On lui parle aussi du comptoir de récupération alimentaire, un comptoir de style épicerie où sont disponibles des denrées jugées non commercialisables mais toujours comestibles. Martine revient donc au CIP la semaine suivante pour l’essayer. En parlant avec d’autres utilisateurs et utilisatrices, elle réalise que beaucoup de gens y viennent, non pas par souci économique, mais par souci environnemental. Toutes ces denrées auraient été jetées !
C’est incroyable !

Aujourd’hui, Martine a eu droit à 10 articles. Elle repart chez elle avec deux sacs remplis de fruits et légumes et du pain contre une contribution de 3,25 $. Elle trouve dommage de ne pas avoir découvert ce service plus tôt et se promet d’en parler aux gens autour d’elle. Le comptoir est accessible trois jours par semaine et les produits disponibles qu’on y retrouve changent aussi chaque fois.

Après quelques visites, Martine reconnaît plusieurs personnes. Des mamans comme elle, des étudiant·e·s, des personnes plus âgées, des travailleur·euse·s, etc. Elle est contente de les voir et profite du temps d’attente pour échanger avec celles-ci.

Puisqu’elle est en congé ce vendredi, elle essaie aussi le restaurant la Bouffe Pop. Wow ! C’est vraiment super bon et complet comme repas, elle est agréablement étonnée. C’est aussi là qu’elle rencontre le coordonnateur des cuisines collectives. Quelle surprise de savoir qu’il y a 12 groupes de cuisines collectives à travers la MRC de Rivière-du-Loup. Elle se promet d’en parler à sa collègue qui aimerait tellement cuisiner et partager des repas
en groupe.

À propos Marie-Amélie Dubé

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