#maplaceautravail

Ce mois-ci, les rumeurs vont vite et dans les murmures on entend les mots : famille, détresse, poupon, garderie, pénurie… on entend aussi #maplaceautravail.

Ce mouvement est né il y a un peu plus d’un mois comme un cri du coeur. Celui d’une maman en pantoufles épuisée d’angoisser à l’idée de ne pas pouvoir compléter ses études dû au manque criant de places en garderie. À Rivière-du-Loup, 520 enfants et 131 bébés à naître sont en attente d’une place. C’est un fléau qui touche tout le monde. Pas juste les parents, les grands-parents aussi, les employeurs et nos éducatrices qui sont au bout du rouleau. Né d’un sentiment d’impuissance, ce mouvement citoyen inclusif est vite devenu une force de la nature. Nous avons espoir que les choses changent. Les choses doivent changer. Au nom des enfants, au nom des familles, au nom de l’égalité des chances. Merci de nous lire et de murmurer avec nous.
Myriam, maman de Jules (bientôt 6 mois), résidente de Cacouna et future psychologue

Notre aventure sans milieu de garde aura duré onze mois. Malgré cette presque année folle pour deux parents entrepreneur·euse·s, on se sent privilégié·e·s. Privilégié·e·s car les mamies et papis étaient présent·e·s. Privilégié·e·s car étant « boss », on a pu aménager nos horaires et amener notre poupon au travail. Privilégié·e·s d’avoir trouvé une nounou à la maison et d’avoir eu les moyens financiers de la rémunérer à sa juste valeur. Et finalement, privilégié·e·s d’avoir eu l’appel miracle pour deux places en CPE. Mais ce n’est pas normal de se sentir privilégié·e·s d’avoir finalement un milieu de garde. Dans notre aventure sans garderie, aucun de nous deux n’aura eu à choisir entre son entreprise et les enfants. C’est nécessaire, pour que mettre la carrière de l’un·e des parents sur pause redevienne un choix, et non une obligation. Pour tou·te·s ceux·celles qui n’ont pas ou n’auront pas notre chance.
Andréanne Moreau

J’ai 28 ans, et pendant plusieurs années, j’ai cherché une carrière à mon image. J’ai essayé trois techniques collégiales différentes pour enfin trouver le domaine qui me passionne. Ce n’est pas le retour au travail qui m’angoisse, mais le fait de trouver une garderie. Il n’est pas normal que de nos jours, une femme doive mettre de côté sa carrière faute de place en milieu de garde. Présente depuis seulement un an dans le milieu du travail, je dois envisager l’option d’un congé sans solde. Mais combien de temps peut-on être sans solde ? Cette situation doit changer rapidement !
– Myriam Beaulieu

J’ai eu beaucoup de chance ; j’ai trouvé une merveilleuse place tout juste avant mon retour au travail, pour ma fille. Malheureusement, tout juste avant le début de l’été 2020 (période critique dans le milieu municipal où est mon emploi), cette garderie a fermé pour un congé de maladie, durée indéterminée… J’ai réussi à trouver un second milieu, temporairement, à la fin de l’été. Entre-temps, ma fille a passé son été avec des ami·e·s qui ont bien voulu la prendre. J’ai appris, au début de ce printemps, que je devais de nouveau lui trouver un milieu, puisque sa place temporaire prend fin en juillet. J’ai une bonne étoile ; j’ai réussi à en trouver une. Je ne vous dis pas les nuits blanches, le niveau d’anxiété qui grimpe en flèche, les larmes que j’ai versées et les démarches que j’ai faites pour savoir si le premier milieu était pour rouvrir. C’est une surcharge dont personne n’a besoin. Je suis chanceuse, j’ai une place, mais on n’a pas le choix ; on doit prendre ce que l’on réussit, par miracle, à trouver, si l’on veut travailler… Tant pis si cela n’est pas dans les mêmes valeurs que nous prônons.
– Anonyme

Bonjour. Ici une maman en congé de maternité avec poupon de sept mois et conjointe qui travaille à temps plein. Le manque de places en garderie et de programmes d’aide financière pour soutenir les familles sans garderie, pour nous, ça veut dire :
– Revenu de moins, augmentation de la précarité financière de notre famille ;
– Stress soutenu durant le congé de maternité, impactant la qualité de celui-ci auprès de mon enfant ;
– Conséquence majeure sur la socialisation de ma fille, étant notre premier bébé et étant en contexte de pandémie.
J’aime mon métier. Je veux pouvoir m’épanouir dans celui-ci et auprès de ma famille, sans faire le choix entre les deux.
– Ève Bélanger, Joanie et Blanche

À propos de Marie-Amélie Dubé

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