Manon et Arnaud, artisans de la vidéo – S’investir dans sa communauté

Texte | Thiébault Rouyer

Ils ont sillonné les recoins du Bas-Saint-Laurent cet été pour « La Rumeur sur la Route ». Leur mission ? Promouvoir des producteur·trice·s, des organismes et des initiatives locales via leur média de prédilection. Manon et Arnaud sont des artisans de la vidéo, l’une caméra en main, l’autre perche au bout des bras.

T.R. : En quoi consiste votre travail ?

M.T. : En tant que vidéaste, mes activités sont assez diversifiées. Je réalise souvent des capsules vidéo à la demande d’un.e client.e, de la conception scénaristique au montage, en passant par la prise de vues. Ça peut être tout autant du corporatif, des clips musicaux, ou même des publicités. Le but, c’est de mettre en avant un produit, un organisme, un.e artiste, essayer de donner envie aux personnes de s’intéresser à ça, en étant en accord avec le.la commanditaire. Il faut tenir le tout dans un temps délimité, selon le format de la vidéo.

A.B. : Dès qu’on m’appelle pour faire le son sur un projet, j’arrive avec mon kit de micros, mon enregistreur, ma perche et tous les équipements nécessaires. Je vais essayer de capter le son au plus proche de la réalité, pour qu’il soit restitué le mieux possible pour les auditeur.trice.s. Je vais poser des micros sur tout le monde, je vais percher aussi au-dessus des acteur.trice.s ou des intervenant.e.s sans rentrer dans le cadre que ferait Manon. Après, au mixage, je vais rendre la voix agréable, pour que ça ressorte bien, comme si l’on y était ! Si par exemple on a tourné dans une forêt très calme, je peux ajouter des éléments sonores comme des sons d’oiseaux pour faciliter l’immersion des spectateur·trice·s. C’est tout un travail de conception sonore ; les possibilités sont infinies.

« C’est agréable d’apprendre à connaître tes partenaires de travail, car tu finis par créer des liens avec eux·elles. »
Manon et Arnaud
Photo – Marie-Claude Poirier

T.R. : Pourquoi avoir choisi de faire de la vidéo au Bas-Saint-Laurent ?

M.T. : Cet été, on s’est beaucoup baladé avec Arnaud. On est allés voir plein de producteur·trice·s locaux·ales et fait des vidéos pour ces personnes-là. C’était intéressant de découvrir la région de cette manière. Il y a aussi un côté humain beaucoup plus présent ici. C’est agréable d’apprendre à connaître tes partenaires de travail, car tu finis par créer des liens avec eux·elles. Le fait qu’on soit peu dans notre domaine au Bas-Saint-Laurent me donne l’impression qu’on nous donne plus de responsabilités et d’autonomie dans notre travail. Cela donne envie de s’investir plus intensément dedans.

A.B. : Travailler souvent avec les mêmes personnes et créer son réseau ici ouvre tellement d’autres portes ! J’aime que mon cercle professionnel reste à grandeur humaine. Je sens que j’ai trouvé mon équilibre à Rivière-du-Loup.

Photo – Léa_Delignies

À propos Marie-Amélie Dubé

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