Les frigos partagés : Petite implication, grandes répercussions

Texte | Véronique Bourassa

Il y a plusieurs façons de construire et solidifier la sécurité alimentaire. Atteindre l’objectif de rendre les aliments sains accessibles à tou·te·s commence par éviter de les jeter. C’est de nos maisons que provient 47 % du gaspillage alimentaire !

C’est avec cette vision solidaire et environnementale que l’Alliance pour la Solidarité et l’Inclusion Sociale du Bas-Saint-Laurent, COSMOSS et le Carrefour d’Initiatives Populaires soutiennent, entre autres, l’installation de frigos partagés dans la MRC de Rivière-du-Loup.

POURQUOI Y PARTICIPER ?

Il m’est souvent arrivé, comme plusieurs d’entre vous j’en suis certaine, de me sentir impuissante face aux enjeux environnementaux et d’injustices sociales. Les frigos partagés permettent de poser des gestes qui répondent à ces enjeux, à portée de tou·te·s.

Un frigo partagé est avant tout une action sociale. Il ne résout à lui seul ni le gaspillage alimentaire ni la faim mais il contribue à :

• Éviter le gaspillage alimentaire ;
• Faciliter l’accès à des aliments frais et sains ;
• Promouvoir des valeurs comme la générosité et la solidarité ;
• Renforcer les communautés.

COMMENT ÇA MARCHE ?

Les frigos partagés sont des frigos en libre-service, installés dans des lieux publics ou privés (ex. la devanture d’un restaurant, une épicerie), dans lesquels les gens déposent ou prennent des aliments sains qui autrement auraient été gaspillés. Ils peuvent être situés à l’intérieur si un local est disponible, et dans ce cas accessibles selon les heures d’ouverture dudit local (ex. un centre communautaire) ou à l’extérieur, dans un abri aménagé pour le recevoir.

On donne, on prend, aucune obligation, seulement le partage des surplus.

Plus de 65 frigos sont maintenant implantés partout au Québec en milieu urbain ou rural ; chacun trouve sa formule.

Dépendamment du quartier où est situé le frigo, son contenu va varier. C’est un outil de proximité, alors près des restos, on y trouvera probablement plus de plats préparés, près des jardins communautaires des quantités incroyables de légumes à certains moments de l’année… C’est très variable.

UN RÉFLEXE À DÉVELOPPER

• Avant de partir en vacances ;
• Si vous ne pouvez résister aux fruits de saison et exagérez parfois sur les quantités achetées ;
• Si votre visite a amené tellement de bouffe que ça déborde après leur départ. (Situations pré- et post-COVID, je sais…)

Les règles sont affichées, claires, déterminées par les bénévoles impliqué·e·s sur ce qu’on accepte ou non dans le frigo partagé en se basant sur les recommandations du MAPAQ. Ces bénévoles se partagent l’entretien du frigo ; il·elle·s sont essentiel·le·s à son existence.

Saint-Ludger, le Centre-ville, le Carrefour d’Initiatives Populaires sont les endroits ciblés par nos bénévoles. Je vous invite à venir gonfler nos rangs selon vos habitudes ou votre quartier pour le succès du projet !

Vous êtes curieux·euse, intéressé·e·s par le projet et les autres initiatives qui s’en viennent dans la MRC en lien avec la sécurité alimentaire ? N’hésitez pas à me contacter !

Véronique Bourassa
Agente de développement de la sécurité alimentaire
Pour le Carrefour d’Initiatives Populaires
ageseccip@hotmail.com

À propos de Marie-Amélie Dubé

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