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Légalisation du cannabis : Quand des jeunes parlent aux jeunes

texte Annabelle Malenfant | étudiante au Collège Notre-Dame de Rivière-du-Loup

 

Tout a commencé lorsqu’Annie Bouchard, moi, Anabelle Malenfant, ainsi que mes deux coéquipières, Laurence Paradis et Océanne Bérubé-Bouchard, avons été invitées au Cégep de Rivière-du-Loup pour assister à une conférence sur la légalisation du cannabis et ses effets. À la suite de cette conférence qui nous a beaucoup marquées par les témoignages et les informations, nous avons décidé de prendre l’initiative de devenir des agents de changement dans notre école. La drogue n’est pas nécessairement présente au Collège, mais comme on le dit si bien : « Mieux vaut prévenir que guérir ». Notre objectif est donc de sensibiliser et d’informer les élèves de l’école. Nous souhaitons qu’ils soient bien outillés afin de faire des choix éclairés. Nous voulons que les jeunes ne se laissent pas influencer, qu’ils établissent une bonne communication avec leurs parents, qu’ils participent à des activités qui les amèneront à pousser leur réflexion sur l’impact que peut avoir la consommation dans leur vie. Ce sera aussi une occasion de les sensibiliser à l’importance de l’affirmation et de l’estime de soi, de la communication et du choix d’activités qui les passionnent et les valorisent au quotidien. Mes deux coéquipières et moi avons pensé que ce serait une bonne chose que le programme vienne de nous, puis nous vivons dans cette génération. Nous pouvons faire le programme à notre couleur et nous savons comment attirer l’attention des jeunes de notre âge, ce qui donne de meilleurs résultats à la fin ! Les professeurs auront eux aussi droit a une formation qui leur sera donnée par des professionnels, permettant de détecter les élèves sous l’effet du cannabis et de savoir comment intervenir auprès d’eux.

aout16

De gauche à droite, Laurence Paradis (4e secondaire), Stéphane Picard, du centre La Montée, Océanne Bérubé-Bouchard et Anabelle Malenfant (3e secondaire).

 

Nous avons donc réfléchi aux besoins actuels et potentiels de notre clientèle cible. Nous avons conçu un plan de travail définissant les objectifs à poursuivre et les activités à réaliser. Pour valider nos recherches, nous avons fait appel à un professionnel, Stéphane Picard du centre La Montée de Rivière-Ouelle, qui était présent lui aussi lors de la conférence au Cégep de Rivière-du-Loup. Il nous a dirigées vers Réjeanne Hudon, directrice générale de La Montée. Quelques suggestions et modifications plus tard, nous avons rencontré le directeur général du Collège Notre-Dame, Guy April, qui a approuvé notre projet. Dès septembre, mes coéquipières et moi offrirons aux enseignants une formation dispensée par l’équipe de La Montée. Nous suggérons aussi que les parents soient conscientisés en recevant de l’information pertinente via le Web. Nous voulons que la tenue des activités de sensibilisation soit pour les élèves de chaque niveau, de la 1re à la 5e secondaire. Toutes ces interventions s’inspireront de notre programme déjà approuvé par La Montée. À moyen terme, nous souhaitons que d’autres professionnels et organismes se joignent à nos actions. J’en profite pour remercier personnellement Annie Bouchard, personne-ressource en relation d’aide au collège, qui nous a appuyées du début à la fin dans notre projet !

À propos Marie-Amélie Dubé

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