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Le p’tit mausus qui voulait aller aux Olympiques

Portrait de Charlie Bilodeau | par l’Autre Bilodeau

 

Si vous êtes de Trois-Pistoles, de Rivière-du-Loup ou de Notre-Dame-du-Portage (ou de tout autre endroit doté d’un aréna dans l’Est-du-Québec) et que vous avez croisé Charlie dans sa jeunesse, vous devez fort probablement vous écrier « Ah bin, j’peux pas croire que ce p’tit maudit-là est rendu aussi loin aujourd’hui » quand vous le voyez faire la une des manchettes sportives. Ne vous en faites pas, cette réaction est tout à fait légitime.

 

En tant que soeur aînée, j’ai été, disons, « témoin privilégiée » des mauvais coups de ce dernier, qui trouvait toujours le moyen de redoubler de créativité pour l’exécution de son prochain plan. En tant que soeur aînée, j’ai aussi et surtout eu la chance d’être très proche de celui qui participera aux prochains Jeux olympiques d’hiver et j’avais envie de vous présenter mon frère tel que je le connais, dans un portrait plus alternatif, un portrait qui va bien au-delà de Charlie Bilodeau, patineur de fantaisie. D’abord, petite mise en contexte. Notre mère, passionnée de patinage (et coach aussi), nous fait chausser des patins dès notre plus jeune âge. Charlie patine, mais n’ayant pas de réel intérêt pour le sport fétiche de notre mère, il préfère de loin courir le long de la bande, grimper partout et foutre le bordel pendant que sa grande soeur s’exerce sur la surface glacée. Il arrête de patiner vers 10 ans, canalisant son trop-plein d’énergie dans le monocycle, le rollerblade et la planche à neige, discipline dans laquelle il souhaite faire de la compétition de haut niveau. Malheureusement pour lui, il ne fait pas le poids devant les planchistes qui dévalent les pentes depuis la petite enfance. Deux ans plus tard, motivé par un rêve olympique (et aussi un peu pour dépasser ses amis patineurs qui en sont rendus à faire des figures plus complexes), il rechausse ses patins. Cette fois, il patine pour lui-même, s’entraînant avec rigueur et discipline. C’est le début de Charlie Bilodeau, patineur artistique tel qu’on le connaît aujourd’hui. La glace a ceci de commun avec la scène, on s’y donne en spectacle, et ce fut, pour mon frère et moi, notre premier contact avec un public. Si je suis allée vers le théâtre et la chanson, mon frangin, quant à lui, a choisi le patinage en couple, heureux mélange entre la comédie, le sport et les acrobaties. Même si Charlie consacre beaucoup de temps et d’énergie à son entraînement, cela ne l’empêche pas d’avoir une vie en dehors du patin. Grand curieux, il s’intéresse à un tas de choses, dont la musique, le théâtre, le cinéma, les communications, la littérature, les voyages. En saison douce, vous risquez de le voir passer, enfourchant son précieux fixe vintage gossé à partir d’un vélo de « Beaulieu Badluck ». Quand il ne patine pas, il rénove son condo à la mitaine, donne des conférences dans les écoles, anime des chroniques à Radio-Canada, trouve du temps pour faire la fête (une soirée avec champion donne souvent lieu à des histoires rocambolesques) et, oui, il fait encore des mauvais coups de temps en temps !

 

fev44

 

Pour suivre Charlie sur Radio-Canada lors de son périple olympien

Couple | Programme court – 13 février à 20h

Couples  Programme long – 14 février à 20h30

 

Questions en rafale !

TOP 3 DE SES ARTISTES MUSICAUX :
Men I Trust, Dead Obies, James Blake
RÉALISATEUR FÉTICHE :
Wes Anderson
DERNIÈRE PIÈCE VUE AU THÉÂTRE :
Des arbres, à La Licorne
LIVRE DE CHEVET :
L’avalée des avalés, de Réjean Ducharme
LIVRE DE TOILETTE :
La médiocratie, de Alain Deneault
LIEU PRÉFÉRÉ AU BAS-SAINT-LAURENT :
Plage de la grève Fatima, juste en face des îlets D’amours
PLUS BEL ENDROIT VISITÉ :
Barcelone
CE QUE TU COMMANDES À LA CANTINE D’AMOURS :
Pain fromage avec fromage en grains, ketchup, mayo, oignons crus
SENTIMENT PAR RAPPORT À CE QUI S’EN VIENT :
Sans doute le plus grand accomplissement de ma vie, l’aboutissement de 10 ans de travail et de sacrifices. En même temps, c’est tellement imprévisible, alors j’essaie de ne pas trop penser et de vivre chaque moment pleinement.

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À propos Marie-Amélie Dubé

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