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Le CISSS au service de la population

Texte | Kélianne Veilleux

Aujourd’hui, j’ai la chance de rencontrer Mme Sany Maltais, coordonnatrice aux mesures d’urgence du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent. Au cours des derniers mois, plusieurs événements se sont présentés sur son parcours, ce qui lui a permis de peaufiner l’organisation lors d’une gestion d’événements critiques. Voici donc un survol des sinistres survenus et des interventions qui ont été appliquées.

Tout comme les entreprises et les organisations modernes, une planification en mesures d’urgence est essentielle pour le CISSS du Bas-Saint-Laurent. Mme Maltais nous confirme que divers événements inattendus se sont produits depuis son arrivée le 7 juin 2019, ce qui lui a permis de valider l’efficacité de la planification du CISSS : « Depuis mon arrivée,
il y a eu quelques situations d’exception que nous avons eu à gérer en équipe à l’intérieur de nos installations », m’a-t-elle confié.

Elle nous confirme que la planification est nécessaire puisqu’il en résulte un taux d’efficacité. Par la suite, elle nous a expliqué avec plus de détails les situations les plus critiques.

Mais avant tout, qu’est-ce que les mesures d’urgence ? « En fait, les mesures d’urgence sont les actions ainsi que les mesures documentées qu’une équipe met en oeuvre afin de gérer une situation d’urgence imprévue et soudaine. »

DÉGÂT D’EAU À L’UNITÉ DE RÉSONANCE MAGNÉTIQUE DE RIVIÈRE-DU-LOUP
(Référence : www.infodimanche.com)
Cet événement a déclenché les mesures d’urgence. Après l’intervention et les vérifications, les acteur·trice·s des mesures d’urgence étaient heureux·euses de confirmer que l’eau n’avait touché aucun des appareils médicaux ni l’IRM (imagerie par résonance magnétique), bien qu’elle ait atteint une bonne partie de cette unité. Il a fallu mettre en oeuvre des mesures supplémentaires pour empêcher l’eau d’atteindre l’IRM et la mammographie.

Les intervenant·e·s en mesures d’urgence ont su bien contrôler la situation afin de diminuer les conséquences, et c’est pourquoi cet événement n’a pas eu de répercussions sur le service à la population.

DÉBUT D’INCENDIE AU CENTRE HOSPITALIER DE TROIS-PISTOLES
(Référence : www.infodimanche.com)
C’est le 7 novembre 2019 qu’un début d’incendie a rapidement été maîtrisé au centre hospitalier de Trois-Pistoles. En fait, c’est dans l’un des murs proches de l’entrée principale que le brasier s’est déclaré. Cela a mobilisé plusieurs personnes pour intervenir le plus rapidement possible afin de protéger les usager·ère·s. Cet incendie a été causé par les travaux de rénovation en cours dans l’établissement. Les rénovations représentent en effet un potentiel de risque supplémentaire auquel une organisation doit se préparer. Que le feu se soit déclaré dans un milieu de soins, ajouté à la présence d’usager·ère·s, tout ceci a fait en sorte d’ajouter un défi et un stress. « Une situation de gestion plus complexe à gérer », nous confie Mme Maltais.

INCENDIE MAJEUR À LA VILLA DES BASQUES
(Référence : cimtchau.ca)
Contrairement aux autres sinistres, les mesures d’urgence du CISSS ont agi en partenariat avec la Villa des Basques qui est une résidence privée pour aîné·e·s. Bien qu’elle fasse partie de l’un de leurs multiples partenaires, il ne s’agit pas d’une ressource du CISSS. Cet immeuble accueille 71 résident·e·s qui ont dû être évacué·e·s en pleine nuit d’hiver, ce qui a rendu la tâche plus difficile pour l’équipe. Les sinistré·e·s ont été pris·es en charge partiellement par le service d’incendie de la municipalité. Par la suite, les mesures d’urgence ont assuré leur soutien pour offrir des soins de base aux sinistré·e·s, pour les aider et les calmer ainsi que pour leur trouver un domicile temporaire.

J’ai demandé à madame Maltais si ces expériences lui ont permis d’enrichir son expertise, puis, avec ouverture, elle m’a dit : « Oui, bien sûr, puisque partout où j’ai eu à déployer des structures de coordination en mesures d’urgence, j’ai toujours appris davantage. On grandit dans nos façons de faire, et de constater la force d’une équipe d’intervention, ça demeure la plus belle expérience. »

À propos Marie-Amélie Dubé

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