L’art dans la tête de Xavier Labrie

Texte et Photos Sara Dumais-April

En exposition jusqu’à la mi-janvier à la galerie d’art Léonard-Parent à Rimouski, je me suis entretenue avec Xavier Labrie pour parler de son art, de ce qui l’inspire et de ses projets.

Parle-moi un peu de ton parcours d’artiste.

Ça a commencé au cégep, j’étudiais en arts visuels ici à Rivière-du-Loup et j’ai vraiment trippé ! C’était la première fois que j’étudiais directement dans ce que je voulais… J’ai poursuivi à l’université à Chicoutimi, j’ai fait un bac interdisciplinaire là-bas et puis je suis revenu en région parce que les circonstances m’ont ramené. Je me suis installé ici. J’ai arrêté de produire pendant trois ou quatre ans. C’est à ce moment-là que j’ai su que j’étais malade, mais ça a fini par revenir et je m’y suis remis plus sérieusement.

Pensais-tu faire de l’art visuel un jour ?

Même quand j’étais très jeune, je dessinais, je copiais des BD et j’ai toujours aimé le milieu artistique. Jeune, je n’ai pas suivi de cours, j’étais plutôt dans le sport. Je pensais devenir architecte, mais je n’avais pas envie d’avoir de règles… Je me suis dirigé vers les arts visuels, c’est vraiment un bon moyen d’expression. Quand on y goûte, ça devient vital.

Qu’est-ce qui t’inspire ?

C’est toujours en parallèle avec ma vie. J’en profite beaucoup pour faire sortir le négatif, mais là, j’ai envie que ça change. Mes prochains projets, j’ai envie qu’ils soient plus dans un corpus de couleur, d’avoir des sujets plus ludiques.

Parle-moi un peu de ton style, qu’est-ce qui t’a mené vers ça ?

Je fais beaucoup de collage et de superposition, j’ai commencé ça à l’université. J’ai toujours eu une approche très sculpturale. Honnêtement, ça me prend quand même beaucoup de temps faire un tableau. Mes lignes sont très droites, tout est très précis. Ça prend du temps !

J’ai toujours été plus doué avec les sculptures qu’avec les tableaux, mais je préfère faire des tableaux. Avec le temps, je me suis dirigé vers le papier. Il y a beaucoup de possibilités, ça me parle beaucoup ! Pour ma nouvelle exposition, j’ai fait des tableaux par exemple !

Souhaites-tu rester en région ?

Oui ! On a une belle qualité de vie. Ce n’est pas toujours facile pour un artiste, car il y a un peu moins de lieux d’exposition professionnels qu’en ville. Il faut faire beaucoup d’appels de dossiers et ça ne fonctionne pas tout le temps. J’aurais peut-être plus d’opportunités si j’étais à Montréal, mais je suis bien ici. Ça ne me dérange pas de travailler fort.

Parle-moi un peu de ton exposition à Rimouski, ça s’en vient prochainement ?

Le 27 novembre, c’est le vernissage de mon exposition et il sera possible d’aller la voir jusqu’à la mi-janvier environ. C’est à la Galerie Léonard-Parent. L’exposition se nomme Une saison en dehors du temps. Ça représente le temps qui s’arrête, une période où je sors de ma réalité pour aller affronter le pire et mon retour à la réalité qui est très étrange… C’est une référence à après ma greffe de moelle osseuse et l’impact que ça a eu sur ma vie. Ça a été deux années assez difficiles. Cette exposition-là, c’est vraiment la fin d’un chapitre. Je suis content, ça va être une belle exposition, cohérente. Bref, je termine mon année 2019 en beauté !

Qu’est-ce qui t’attend dans les prochains mois/années ?

Je vais m’allouer une pause, mais j’ai quand même des objectifs à moyen terme. Je voudrais m’inscrire à la Politique du 1 %, j’ai un travail qui s’y prêterait bien. Sinon, je veux faire tourner cette exposition-là en faisait d’autres appels de dossiers… Puis inévitablement, je vais me lancer dans une nouvelle production pour avoir quelques tableaux à l’automne ! Tout n’est pas défini, mais ce sera simple, léger et amusant !

À propos Marie-Amélie Dubé

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