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La playlist de Leblanc ; C’est du grunge !

texte Guillaume Leblanc

Je me souviens d’avoir écouté pas mal de Dumas à l’époque où je gérais le Musigo. Maudite affaire, que je trouvais ça plate. Plate jusqu’à temps que je le vois en show. Un monstre sur la scène. Même calvasse d’affaire avec Yann Perreau, Pierre Lapointe, Anatole, Bérurier noir. J’haïssais ça dans mon salon jusqu’à temps que je les vois en spectacle. Je suis maintenant fan de tout ce beau monde-là. Désormais, si jamais tu me pars sur du Bérurier noir, c’est possible que ça finisse torse nu à m’époumoner sur « Vive le feu ». Très possible. Faut croire que j’ai pas encore compris. J’vais te dire bien franchement que ça me tentait qu’à moitié d’aller voir Lisa Leblanc. Pas que je l’aime pas, mais j’sais pas… J’ai jamais vraiment tripé sur son méga tube « Aujourd’hui, ma vie c’est d’la marde », et pour être honnête, j’ai pas vraiment écouté le reste de ses tounes. Tentait pas. Pas envie tant que ça. Faut dire aussi que je l’associais à tout le mouvement folk trash et que j’en ai marre sur un câlice de temps de ce genre de musique-là.

Oh sweet baby Jesus que je m’étais trompé. Imagine un instant un mélange de Janis Joplin et Cindy Wilson des B-52’s qui chanteraient avec Mudhoney ou Gros Mené. C’est ça, Lisa Leblanc. C’est du grunge avec un foutu banjo et des « R » qui roulent. Moi qui pensais assister à un show correct, sans plus. J’aurais dû avoir la puce à l’oreille que c’est une putain de rock star puisqu’elle a vraisemblablement annulé son passage estival dans notre région après s’avoir torché la gueule au Sea Shack. Lisa Leblanc, c’est une brute ! Je n’écouterai plus jamais des tounes comme « Du duvet dans les poches » ou « J’pas un cowboy » de la même façon. Promis. Prochaine fois, peut-être laisser faire les solos. Ouais, ça c’était plutôt nul. En passant, que quelqu’un se charge de dire à Kourage de ne jamais se faire de blonde, car mon Dieu que ça donne de la bonne musique. Enfin, j’ai compris que mon instinct n’est pas infaillible. Moi, le mélomane impénitent s’est trompé sur le cas de Lisa Leblanc. Je l’avoue humblement. Je suis désormais fan. Toi avec tu vas te tromper sur le cas de bien des affaires. Reconnais-le. J’écris ces lignes-là en écoutant « Avoir su », drôle d’adon, et je vais te dire que je suis bien content de m’être fourré solide. C’est meilleur asteure qu’on l’admet.

À propos Marie-Amélie Dubé

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