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La biblio aux oiseaux

par Sylvie Michaud

 

Je viens d’une époque où les parulines étaient des fauvettes, le pygargue un aigle à tête blanche, les urubus des vautours et les bruants des pinsons. Aucune nostalgie ici. Il y a d’excellentes raisons (surtout taxonomiques) pour lesquelles les espèces ont changé de nom. Bien sûr, les guides d’identification se sont adaptés. Et surtout, la grande amélioration par rapport à mes jeunes années fut l’apparition des guides en français couvrant l’Est de l’Amérique du Nord. Si vous cherchez à vous procurer un guide d’identification des oiseaux, vous pouvez d’abord venir à la Bibliothèque Françoise-Bédard pour consulter ceux que nous avons et faire votre choix ! Quels sont les critères pour choisir un guide qui vous convient ? D’abord, plus la région couverte par le guide est circonscrite au Québec, plus vous serez satisfaits. Inutile en effet de vous procurer un guide qui ratisse trop large. Privilégiez les guides avec des dessins et non des photos. Avec les dessins, l’illustrateur peut cibler les détails, pas de problèmes d’éclairage ou de position de l’oiseau. On aime aussi les guides où chaque espèce est présentée à côté de sa carte de répartition. Certains guides les présentent en bloc à la fin (c’est le cas malheureusement du « Peterson »). Je vous recommande le site Web Go oiseaux ! de Mireille Poulin qui vous en dira plus.

juillet27

LE GUIDE PAQUIN-CARON DES OISEAUX DU QUÉBEC ET DES MARITIMES, ÉDITIONS MICHEL QUINTIN.

Mon préféré. Sans aller trop dans les détails. Il permet à l’ornithologue débutant de s’assurer de faire de belles découvertes. J’aime beaucoup aussi la deuxième partie, nommée « Pour en savoir plus » qui donne plus de détails, parfois très joliment écrits, sur chaque espèce. Ainsi, voici la description du nid du colibri : « La femelle fabrique seule le nid à l’aide d’écailles de bourgeons et de duvet végétal qu’elle recouvre à l’extérieur de fragments de lichen, le tout étant retenu par des fils d’araignée ».

 

LE GUIDE SIBLEY DES OISEAUX DE L’EST DE L’AMÉRIQUE DU NORD, ÉDITIONS MICHEL QUINTIN

Disponible lui aussi à la bibliothèque, ce guide va satisfaire les ornithologues un peu plus avancés. Il met l’accent sur les subtils détails qui permettent de différencier les espèces qui possèdent une anatomie similaire. Il ratisse un peu plus large puisqu’il englobe tout l’est de l’Amérique du Nord.

 

Terminons cette chronique avec cette nouveauté (avril 2018) fort intéressante sur les oiseaux et leurs comportements décrits en parallèle avec les nôtres ! Par exemple, que conclurait un oiseau qui observerait le sommeil d’un humain ? Les oiseaux ont un sommeil bien différent du nôtre. « La plupart des oiseaux ont le sommeil léger. Certaines espèces ont d’étranges façons de dormir — certains martinets dormiraient en vol, en ne mettant qu’un seul hémisphère du cerveau au repos. Dès la nuit tombée, le colibri entre dans un profond état de léthargie, proche de la mort, ce qui lui permet de conserver son énergie. […] [À] mesure qu’on les étudie, les comportements les plus élémentaires, comme le sommeil, révèlent toute leur complexité et deviennent plus difficiles à comprendre. » L’auteur a abondamment voyagé, observé les oiseaux et lu sur les moeurs aviaires. Le plus formidable c’est que chacun de nous pourrait en faire autant, car les oiseaux sont partout et il nous suffit de prendre le temps de les regarder attentivement.

juillet29

À propos Marie-Amélie Dubé

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