Immigration et identité culturelle

Texte et photo | Madeleine Gomis

Au Témiscouata depuis plusieurs années maintenant, Madeleine a toujours été proactive pour promouvoir la diversité culturelle et l’interculturalisme dans la MRC de Témiscouata. Elle fait partie du comité d’accueil de Lejeune et elle contribue à favoriser l’accueil et l’établissement des personnes nouvellement arrivées. Elle est une ressource inestimable pour faire de son milieu un endroit rassembleur et inclusif. Elle nous livre d’ailleurs un magnifique témoignage sur son parcours d’immigration et d’identité culturelle :

« Je m’appelle Madeleine Gomis et je suis originaire de Dakar, la capitale du Sénégal, pays qui se trouve en Afrique de l’Ouest. Depuis huit ans maintenant, je réside au Témiscouata dans la municipalité de Lejeune. Tout a commencé quand j’ai fait la connaissance de mon mari qui réside dans ce village depuis son enfance. Après notre mariage au Sénégal, nous avons décidé de vivre au Canada et de nous installer au Témiscouata.

Au moment de quitter mon pays, ma famille, mes ami·e·s, ma culture et tout ce à quoi j’étais habituée, je me questionnais beaucoup et j’éprouvais de l’inquiétude. C’était la première fois que j’allais me retrouver loin de ma famille et de tou·te·s ceux·celles à qui je tenais. Dès mon arrivée dans ce beau coin de pays, toutes mes craintes se sont dissipées. J’ai été très bien accueillie et je me suis tout de suite sentie chez moi. Mon intégration a été facilitée par ma volonté, mais surtout grâce à mon mari, nos enfants, ma belle-mère, ma nouvelle famille et de nouvelles amitiés. Il·Elle·s ont su créer un lien d’appartenance et un climat chaleureux rempli d’humanité. J’ai également eu la chance de rencontrer d’autres Sénégalais·es et d’autres personnes africaines. De plus, j’ai réussi à trouver des produits et des épices de mon pays natal dans ma nouvelle localité.

Ma culture africano-sénégalaise a embrassé la culture québécoise que j’ai appris à connaître et à intégrer dans mon quotidien. J’ai étudié l’histoire de mon nouveau pays, son mode de vie, mais aussi appris des mets typiquement québécois grâce à ma belle-maman.

Tous ces facteurs ont redéfini mon identité culturelle. Je me vois maintenant autant Québécoise que Sénégalaise. C’est de là qu’est apparu mon surnom, “Mado la Québégalaise”. Je vis une vraie histoire d’amour avec le Témiscouata grâce à ma merveilleuse famille, aux amitiés exceptionnelles que j’ai eu la chance de créer, mais aussi grâce aux habitant·e·s de cette MRC qui sont chaleureux·euses, ouvert·e·s d’esprit et à d’autres cultures. Aujourd’hui, je peux dire que ce beau mélange a forgé mon identité culturelle, et comme j’ai l’habitude de le dire, je suis Mado la Québégalaise et je suis tatouée “Témiscouata”. »

À propos de Marie-Amélie Dubé

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