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Il faut qu’on se parle – Conversations avec mon pénis

Ce dossier contient des contenus et images pouvant offenser certains lecteurs. Nous préférons vous en avertir.

par Benoit Ouellet | photo affiche Hugo B. Lefort | photo production Andrée-Anne Brunet

 

C’est une blague ? Une pièce de théâtre mettant en scène une comédienne dans un costume de pénis géant pendant 1 h 10 ? Une proposition absurde, certes, mais loin de la facilité et de la vulgarité gratuite. Le Théâtre Bistouri, une jeune compagnie de théâtre montréalaise, prend le pari de nous raconter une histoire humaine, une réelle relation entre deux personnages dans une forme des plus surprenante. Mais d’abord, à quoi peut-on s’attendre le 23 février prochain à la salle Bon Pasteur de la Maison de la culture ? Si vous êtes assis dans la salle, vous serez d’abord surpris par un décor minimaliste, où le troublant costume prend beaucoup de place. Mais peu à peu, vous oublierez presque la représentation phallique pour assister à une histoire d’amitié évoluant avec le temps. Vous êtes peut-être mort de rire en lisant cette prémisse et, croyez-moi, vous rirez, mais vous vous laisserez également émouvoir aux moments où vous vous y attendrez le moins. Une heure et dix minutes plus tard, vous aurez le sourire aux lèvres et la tête pleine de réflexions.

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« [La pièce] a nécessité une supplémentaire en raison des soirées à guichets fermés. »

 

C’est d’ailleurs le mandat que se donne le Théâtre Bistouri : « L’organisme se sert de l’humour comme d’un train pour véhiculer un message plus profond. Nous privilégions le passage du rire au frisson, du divertissement à la prise de position, du théâtre à la réalité. » Les pièces qu’il présente tentent de faire l’autopsie de l’humain en touchant à des thèmes sensibles, qui ne laissent personne indifférent. En restant accessible, il écorche avec finesse et intelligence les maux de la société moderne dans ses oeuvres qui, coup sur coup, attirent succès publics et médiatiques (Tranchées [2011], L’Ouest solitaire [2013-2016], Conversations avec mon pénis [2016], Les ossements du Connemara [2016] et Mazal Tov [2017]). Conversations avec mon pénis est une adaptation par Marc-André Thibault du texte de Dean Hewison, un auteur néo-zélandais. Il est le directeur artistique et le fondateur du Théâtre Bistouri, en plus de jouer dans la plupart des pièces qu’il produit. Dans Conversations avec mon pénis, il forme un solide duo avec l’actrice Mary-Lee Picknell, une comédienne prometteuse qui multiplie les rôles au théâtre depuis sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 2010. La chimie entre les deux acteurs et la proposition audacieuse attirent les foules partout où elle passe. La pièce a été considérée comme un incontournable du Zoofest 2016, célèbre festival destiné à la découverte de talents émergents, dans lequel Conversations avec mon pénis a nécessité une supplémentaire en raison des soirées à guichets fermés et de l’enthousiasme du public. La pièce sera également au Théâtre Premier acte de Québec du 27 février au 3 mars prochain pour cinq représentations et une supplémentaire. Il s’agit donc d’un rendez-vous à ne pas manquer le vendredi 23 février prochain à 20 h à la salle Bon Pasteur de la Maison de la culture de Rivière-du-Loup. Le prix d’entrée est de 20 $ et les billets sont en vente sur la page Facebook de Sparages ainsi qu’au www.sparages.org. Venez donc avec nous assister avec grande curiosité à cet ovni dans le ciel théâtral québécois.

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À propos Marie-Amélie Dubé

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