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Femmes : Faire le saut en politique

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par Sylvie Michaud

 

Les récentes élections municipales ont vu un plus grand nombre de femmes accéder au poste de maire. Deux cent cinq femmes ont été élues à la tête de municipalités au Québec, soit 15 mairesses de plus qu’aux élections municipales de 2013. La victoire de Sylvie Vignet à Rivière-du-Loup est l’exemple le plus près de nous, tandis que celle de Valérie Plante à Montréal fut la plus médiatisée. Pourtant, les villes dont les postes de maires sont occupés par des femmes ne représentent que 18,7 % de l’ensemble. Par contre, si l’on compare le pourcentage de candidates qui se sont présentées et ont été élues par rapport aux mêmes données du côté des hommes, nous obtenons 53 % des femmes candidates qui ont obtenu le poste (205 mairesses sur 385 candidates) contre 57 % des hommes (888 maires sur 1556 candidats). On pourrait donc déduire que l’élection des femmes au poste de maire est bien acceptée socialement, mais qu’encore bien peu d’entre elles font le saut en politique municipale. Que dire maintenant du nombre de femmes qui détiennent les plus hautes fonctions politiques d’un pays soit comme présidente, première ministre ou chef d‘État? Au Canada et au Québec, seules Kim Campbell et Pauline Marois furent premières ministres. Aux États-Unis, aucune femme n’a encore dirigé le pays. Et sur tout le continent américain (Amérique du Nord, du Sud et centrale), seul le Chili, avec Michelle Bachelet, est actuellement dirigé par une femme. En Europe, les plus hautes fonctions occupées par des femmes se retrouvent en Allemagne (Angela Merkel), au Royaume-Uni (Theresa May), ainsi qu’en Suisse, Norvège, Estonie, Lituanie, Écosse et Irlande du Nord. Notons en passant le cas de la ville de Paris, dirigée par Anne Hidalgo. Il est étonnant de constater que peu de livres, somme toute, ont été écrits sur les femmes et la politique. En voici trois, tous disponibles à la Bibliothèque Françoise-Bédard.

 

100 questions sur les femmes et la politique
Publié en 2015 par Manon Tremblay, cet ouvrage de référence constitue une radiographie de la situation des femmes en politique, au Québec, au Canada et dans le monde.

 

Femmes et pouvoir : les changements nécessaires. Plaidoyer pour la parité (2015) et Les femmes en politique changent-elles le monde ? (2010)
Deux essais écrits par Pascale Navarro. Le titre du premier résume tout à fait le contenu. Quant à celui écrit en 2010, il s’appuie sur des entrevues que Pascale Navarro a conduites auprès d’une vingtaine de politiciennes sur les scènes tant québécoise que canadienne. Pascale Navarro élabore sa théorie, présente également dans son ouvrage de 2015, selon laquelle le pouvoir féminin n’existe pas en tant que tel, mais que ce sont leurs expériences et leurs valeurs qui entraînent les femmes à avoir un regard différent de celui des hommes sur le monde. Afin d’embrasser une perspective (historique et géographique) plus large, je vous propose également le visionnement de ces trois excellents DVD.

 

Borgen (2010-2013)
Une excellente série danoise racontant l’ascension de Birgitte Nyborg aux plus hautes fonctions de son pays. Il s’agit d’une fiction, mais certains considèrent Margrethe Vestager comme l’inspiratrice du personnage. Cette ancienne ministre de l’Économie et de l’Intérieur du Danemark est actuellement l’inflexible commissaire européenne à la concurrence. On l’a vue récemment croiser le fer avec les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) de ce monde.

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Elizabeth (1998)
Revoyez l’inoubliable Cate Blanchett dans le rôle de la reine Elizabeth. Au XVIe siècle, l’apprentissage du pouvoir par la reine, dans une Angleterre déchirée par les conflits religieux.

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Victoria : les jeunes années d’une reine (2009)
Dans ce film réalisé par le cinéaste québécois Jean-Marc Vallée, on retrouve l’Angleterre, trois siècles plus tard, qui s’apprête à être dirigée une fois de plus par une jeune femme.

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Madame le maire, madame la maire ou madame la mairesse ?
À l’heure actuelle, les trois appellations sont utilisées au Québec et dans le monde francophone. Toutefois, l’usage pourra favoriser l’emploi de l’une des trois façons surtout si l’on voit de plus en plus fréquemment de femmes maires. Concernant le terme « mairesse », il possède un certain relent d’autrefois lorsque les notables de la Ville étaient accompagnés de leur épouse lors des événements protocolaires. Parions que ce terme sera de moins en moins utilisé. Après tout, qui utilise encore le terme « doctoresse » en parlant des femmes médecins ?

À propos Marie-Amélie Dubé

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