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Faisons la fête autrement

texte Gabrielle Ayotte Garneau | photo Valérie Simone Lavoie

En cette nouvelle année, nous nous réservons quelques cadeaux, mais aucune surprise ! Ce sont de petits souvenirs qu’ont laissés traîner les années trop festives de l’humanité : déclin de la biodiversité, pollution atmosphérique, pollution hydrique, contaminants dans les sols, océan de plastique, empiétement sur les territoires naturels, etc., et bien sûr, les changements climatiques… Voilà autant de résidus que notre interminable party humain a laissé sur la planète à cette époque pendant laquelle on ne se dérangeait pas de l’état qu’aurait le salon au lendemain de notre soirée arrosée. Certains se réveillent, lendemain de veille, avec un mal de tête et la bouche pâteuse pendant que d’autres dorment encore les yeux bien clos, le chapeau de fête de travers sur le crâne et inconscients du mal de coeur qui les guette. C’est évidemment à celles et ceux qui se réveillent en premier qu’imputera la tâche de commencer le ménage. En cette ère de préoccupation environnementale, de Pacte pour la transition, de prise de conscience collective et de pression politique, celles et ceux qui ont pris en main chiffons et balais pour se mettre au nettoyage sont aussi les mêmes qui remettent constamment en question leurs propres actions. Ce n’est pas que ces personnes ne veulent plus faire la fête, c’est que le mal de tête les a convaincus qu’il ne faut plus la faire comme s’il n’y avait pas de lendemain. Faisons la fête autrement.

Faire la fête est justement une activité qui génère plus d’impacts négatifs sur l’environnement qu’on aimerait le dire à nos invité(e)s. En effet, les festivals, les colloques et les différents grands événements sont malheureusement des moments qui augmentent la consommation, concentrent et accentuent le transport, génèrent une plus grande production de déchets et utilisent beaucoup d’énergie. On peut le dire, ça casse l’ambiance. Par ailleurs, la plupart des festivals ont d’abord un apport important d’un point de vue culturel. Et nous le savons, la culture est essentielle au développement de nos communautés ; c’est pourquoi nous ne souhaitons certainement pas que les festivals disparaissent. Faisons la fête autrement. C’est l’objectif que se sont donné les organisateurs du festival de contes et récits de Trois-Pistoles, le Rendez-vous des Grandes Gueules. Même si ça peut représenter un défi pour une petite organisation qui a peu de budget, il est primordial pour l’équipe de réduire les répercussions négatives sur l’environnement et d’augmenter les retombées positives sur le plan social, bref, de rendre le festival écoresponsable[1].

Inspirés de la norme BNQ en gestion responsable d’événement, cinq axes d’actions sont utilisés pour améliorer l’empreinte du festival. Voici des exemples de mesures :
1. Tous nos fournisseurs sont locaux ou régionaux.
2. Nous réduisons à la source la production de matériel et l’utilisation de matières jetables.
3. Nous faisons une bonne gestion des matières résiduelles. Les organisateurs sont fiers de dire que pour la 22e édition, un seul sac de déchets (pas très plein, d’ailleurs) à été produit pour les cinq jours de festivités à la Forge à Bérubé !
4. Le transport en commun est rare et les distances sont longues pour le transport actif. Qu’à cela ne tienne ! Certains artistes viennent tout de même à nous en autobus et nous organisons le covoiturage pour la plupart d’entre eux !
5. Le grand projet 2019, notre résolution de la nouvelle année : emmieuter l’isolation et la ventilation de la Forge à Bérubé, la salle de spectacle principale du festival.

Nous souhaitons réduire les pertes énergétiques et améliorer le confort des festivalier(-ière)s. D’ailleurs, les Grandes Gueules auront peut-être besoin de votre aide pour ce beau grand projet ! À suivre !

[1] Selon la définition du Conseil québécois des événements écoresponsables.

Pour connaître l’ensemble des mesures écoresponsables mises en place lors du Rendez-vous des Grandes Gueules, consultez le site de l’organisme (compagnonspatrimoine.com).

À propos Marie-Amélie Dubé

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