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Et s’il y avait une étincelle de magie dans la noirceur des réseaux sociaux ?

texte Virginie Carbonneau photos Martin Boisvert

Il y avait toujours eu pour moi une contradiction incroyable dans l’appellation : réseaux sociaux. Comment pouvionsnous comparer une plate-forme web à un sentiment de collectivité ? Comment était-ce possible de remplacer le visage familier d’un.e ami.e par un avatar créé à son image ? Pourtant, malgré toutes mes réticences, j’ai compris récemment que bien que les contacts humains ne pourront jamais être remplacés par l’utilisation d’un clavier, les réseaux sociaux peuvent assurément devenir un facilitateur de rencontre des plus puissants.

Le 16 mars dernier, nous avons tenu au Centre Culturel Berger, la troisième édition du Marché du vinyle+, qui a accueilli environ 600 participants tout au long de la journée. L’initiative de cet événement est née entre les lignes d’une publication Facebook, d’un groupe créé par trois mélomanes qui voulaient partager leur passion. Trois amis dans la vraie vie, qui évoluent maintenant sur le Web, car sans leur groupe des Disciples du Vinyle, cette communauté n’aurait jamais pu voir le jour. Pourtant, ce samedi, une quinzaine d’exposants provenant des quatre coins du Québec se sont réunis afin de partager leur passion. Trente minutes avant le début de la foire, une cinquantaine de participant.e.s attendaient impatiemment devant notre porte. Certains se reconnaissaient même de leurs échanges sur le groupe. Des années à partager leurs collections et leurs trouvailles avaient créé des liens invisibles qui prenaient finalement forme dans une file d’attente.

Tout au long de la journée, les gens ont pu discuter, échanger (et parfois même débattre) à propos de leurs groupes de musique préférés ou du meilleur concert qu’ils ont eu la chance de voir. Il y avait dans l’air cet esprit de communauté et de partage qui est habituellement propre aux magnifiques interactions humaines. Tout ça grâce à une initiative Web qui est devenue une initiative citoyenne. Tout ça grâce à trois gars merveilleux qui souhaitaient faire rayonner leur passion en attendant rien en retour que la satisfaction de voir des sourires dans les yeux des gens. Tout ça grâce aux partages Facebook autant qu’aux partages entre humains.

À propos Marie-Amélie Dubé

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