Droit de vote à 16 ans?

Lors d’une pratique d’écriture en 4e secondaire, les élèves, après avoir lu sur le sujet, devaient prendre position sur la question suivante : « Devrait on baisser l’âge du droit de vote à 16 ans ? » Les deux textes argumentatifs présentent le pour et le contre de deux équipes. Un seul de leurs deux arguments a été retenu, soit la maturité. Leur réflexion nous prouve bien qu’elles font preuve de jugement critique.

UN VOTE POUR NOTRE AVENIR

Texte : Marie-Soleil St-Laurent et Sabrina Sirois

Pour débuter, nous soutenons que notre bas âge n’a aucun rapport avec la maturité. En effet, nous croyons que si nous avons la capacité de prendre d’importantes décisions concernant notre avenir, comme le choix de carrière, nous sommes en position d’élire le chef qui nous semble le plus compétent pour diriger notre province. Autrement dit, à l’âge de 16 ans, nous sommes confrontés à plusieurs questionnements à long terme. À titre d’exemple, nous devons faire des choix raisonnés à propos de notre sexualité, nos relations, notre conduite ; cela nous permet de prendre conscience que nos actions ont des conséquences, ce qui nous rend matures.

Également, c’est la vision que les adultes ont de nous qui fait que la population croit que nous sommes immatures.

Effectivement, la société infantilise et déresponsabilise notre génération en nous privant de voter par peur qu’à notre âge, nous favorisions l’extrême droite ou l’extrême gauche. Nous sommes donc en accord avec les paroles qu’un jeune délégué a tenu lors du Conseil national du Parti québécois (2012) : « La bêtise n’a pas d’âge, pas plus que la vertu. »[1] Enfin, ce n’est pas parce que nous sommes jeunes que nous ne faisons pas preuve de maturité lorsque nous devons faire un choix important.

[1] Le nom du délégué n’était pas inscrit dans les sources mises à la disposition des élèves.

LE DILEMME QUI N’EN FINIT PLUS

Texte : Jessie Bouchard et Mariane Labonté

Tout d’abord, nous pensons que le droit de vote ne devrait pas être accordé aux adolescents de 16 et 17 ans, puisque la majorité d’entre eux font preuve d’un manque flagrant de maturité.

En effet, habituellement, les jeunes prennent des décisions très rapidement sans réfléchir aux conséquences que celles-ci pourraient amener. Par exemple, ils sont souvent portés à faire des dépenses inutiles et compulsives, comme l’achat d’appareils électroniques seulement pour se vanter auprès des autres de leur nouvelle acquisition soi-disant « meilleure ».

Également, les autorités ne les considèrent même pas assez responsables pour leur imposer des peines criminelles d’adultes. Alors, si on leur permettait de voter, ne serait-ce pas une question d’injustice ?

D’ailleurs, lors du Congrès national du Parti québécois en 2012, une partie des mineurs affirmaient ne pas être assez matures pour voter. Bref, nous estimons que le vote à partir de 16 ans n’est pas envisageable, dû au manque de jugement.

À propos Marie-Amélie Dubé

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