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Dis-moi ce que tu lis et je te dirai qui tu es

Rencontre avec Roberte Gagnon | texte Koraly Bolduc

 

Passionnée… enflammée…
Les livres, elle les dévore ! C’est cette passion de lire que madame Roberte Gagnon veut partager avec vous.

 

Curieuse, toute jeune, Roberte s’intéressait à ce qui se passait autour d’elle. Les livres étaient pour elle une source de connaissances. Elle se souvient que sa tante faisait la lecture à ses grands-parents parce qu’ils ne savaient pas lire. Dès lors, elle a voulu lire. À l’école, son plaisir était de lire. Bonne élève, studieuse, Roberte consacrait ses temps libres à s’évader dans des histoires fabuleuses ou dans des explications d’événements mondiaux. La passion augmentait avec l’âge et son besoin de lire grandissait. Vouloir savoir ce qui se passe dans son monde, aimer partager les émotions, connaître les opinions des autres : voilà son champ d’intérêt. Madame Gagnon a élevé ses enfants dans ce même esprit de curiosité. Dans la maison, la bibliothèque a été bien vite garnie de toutes sortes de livres. Il y en avait pour tous les goûts et les « rats de bibliothèque » ne manquaient pas. La famille aimait lire. La lecture l’a ouverte à un monde social. C’est par l’échange sur des lectures communes qu’elle fait la connaissance de personnes qui lui sont devenues proches. Assurément, le choix de nos livres reflète notre personnalité. En échangeant des propos sur nos lectures, la passion nous emporte et l’expression de nos valeurs s’affirme.

 

 

« … la lecture c’est enrichissant… » On voyage à peu de frais. « J’ai découvert de nombreux pays en lisant », disait-elle. Le monde nous appartient. Les cultures étrangères, l’architecture propre à chaque pays, la nourriture et la tenue vestimentaire sont toutes des connaissances acquises en restant à la maison. La lecture est un loisir merveilleux. Partout, on peut avoir son livre. Il est discret, ne fait pas de bruit et regorge de connaissances ou d’émotions. En autobus, en automobile, toujours elle a un livre à sa disposition. Il est un ami dans ses moments tranquilles, et le soir, dans son lit, il la prépare au sommeil. De plus, le livre est accessible à tous. En acheter en librairie est plus dispendieux, mais en bibliothèque, c’est gratuit. Enfin, chez des bouquinistes, les livres usagés sont bon marché. « Même le livre usagé a une vie. » D’autres lecteurs, affamés comme elle, ont passé des heures de bonheur en compagnie de ce livre. « Moi, je ne vends jamais un livre ; je le donne. » Donner du bonheur, quelle richesse, quelle satisfaction cela lui procure. Ainsi, le livre vit longtemps ; jusqu’à ce que ses pages s’effritent. Quant à la liseuse électronique, c’est pratique. Plusieurs livres sont numérisés sur un seul support. En voyage, c’est bien parce que l’espace pour les bagages est restreint. Elle l’utilise une partie du temps. Toutefois, le livre papier aura toujours un cachet bien agréable.

Elle lit autant du roman policier que du roman historique. Parmi une grande quantité d’auteurs québécois, elle privilégie Marie Laberge, Michel Tremblay et Michel David. La littérature étrangère l’intéresse autant que la littérature québécoise. Elle tient à jour un registre et une critique des livres qu’elle possède. Chaque ouvrage a sa bibliographie et sa critique. Son ardente passion pour la lecture, madame Roberte l’a transmise à son mari. À leur retraite, quelle douceur ils retirent de leurs moments à lire dans le calme de leur foyer.

 

La rencontre faite avec Roberte m’a beaucoup apporté. Nous avons créé rapidement un lien et nous nous sommes ouvertes l’une à l’autre sur différents sujets. Bien entendu, nous nous sommes arrêtées sur la lecture. Cette discussion m’a apporté une autre vision de la lecture et cela m’a donné le goût de m’y intéresser davantage. Échanger sur nos passions a été pour moi un privilège. Ce projet m’a beaucoup apporté et il m’a surtout fait sortir de ma zone de confort. – Koraly

À propos Marie-Amélie Dubé

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