Des têtes en vue

Texte Nicolas Paquet

La prochaine édition de notre festival, celui des cinéphiles naissant.e.s ou averti.e.s, d’ici ou d’ailleurs, germe dans les cerveaux du comité organisateur depuis déjà quelques mois. Un nouveau rendez-vous magique se prépare pour que l’on se retrouve et s’émerveille au coeur de l’hiver. On le veut différent, mais tout en continuité avec la mission première du festival, qui est de se plonger dans le vif du septième art à travers la vision d’une marraine ou d’un parrain. Notre invité de marque est ce qui nous démarque. Aucun festival n’offre une telle proposition, soit de laisser au cinéaste « tête d’affiche » le plaisir d’orienter la programmation et de lui donner des couleurs personnelles, intimes et politiques à la fois.

La prochaine édition saura jouer de ces diverses palettes. Par l’agencement des sons et des images, des paroles, des paysages et des décors sociaux, les créateur.trice.s cherchent à nous livrer un regard pénétrant qui appelle à l’intellect comme à l’affect. C’est pour cela qu’une grande place est accordée à l’échange et aux rencontres, afin de permettre à tous et à toutes de se poser des questions. Apprendre et comprendre nos enjeux tout comme les réalités d’autres terres. Découvrir les tensions quotidiennes d’une femme palestinienne, avec Inch’Allah d’Anaïs Barbeau-Lavalette (édition 2013). Remettre en question certaines conceptions avec Brigitte Poupart, brillante dans Les salopes ou le sucre naturel de la peau (édition 2019). C’est rire sur les routes de l’Abitibi avec l’humour de Philippe Falardeau et Guibord s’en va-t-en guerre (édition 2016). Aussi, vibrer sur la musique d’Avec pas de casque en fin de soirée avec une boisson houblonnée. Parce que le plaisir s’allie à toutes ces cogitations. D’année en année, des souvenirs déposent leur empreinte dans nos coeurs et nos raisons.

Notre festival participe au mouvement du monde. Inscrit dans l’espace public, il décentre la pensée, laisse place à l’oblique. Il déplace un petit monde souvent trop concentré pour l’amener à nous brasser des idées. Se remplir la tête pour qu’elle soit bien faite.

Pour y arriver, il faut parfois aller jusqu’à changer de perspective. Nous avons donc viré les têtes à l’envers depuis l’édition 2019. L’off-festival devient le terrain de jeu pour des oeuvres audacieuses qui sortent du cadre, tout comme le festival qui rayonne au Musée et dans d’autres lieux et quartiers. Dans l’autre sens, les villages viennent à nous sous forme de petites perles à travers les scénarios citoyens des Villes et villages en images.

Nous pouvons être fier.ère.s de cet événement dont la notoriété et la pertinence sont totalement ancrées. Nous avons hâte de voir vos têtes, à la lumière du projecteur, sourire, frémir et pleurer, bientôt en février. Créons ensemble des instants de lumière, sur l’écran et dans nos esprits.

Macarons en pré-vente à partir du 9 décembre www.vuesrdl.com

À propos Marie-Amélie Dubé

Voir aussi

L’écogastronomie, c’est quoi ?

Texte | Renée Frappier, présidente-fondatrice de l’Expo Manger Santé et Vivre Vert, professeure, autrice et …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *