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Des photos, des phrases et des mots : Les expositions photographiques de l’hiver au Musée

texte Oriane Asselin Van Coppenolle | Conservatrice | Musée du Bas-Saint-Laurent

Dans la dernière édition de La Rumeur, David, notre spécialiste en comm., a initié un mouvement : celui de parler de ce qui se passe au Musée du Bas-Saint-Laurent. Il vous a présenté Fotostop, cette « exposition d’expositions de photos » et ce mois-ci, je vous dresse un court portrait de nos deux expositions qui sont présentées dans ce cadre précis. Mon objectif, vous inciter à venir les voir directement au Musée !

L’exposition La fabuleuse trajectoire de madame Elsie est le résultat d’une résidence qu’a effectuée la photographe Catherine Arsenault l’an dernier aux Jardins de Métis. Pour ceux et celles qui ne le savent pas, Madame Elsie Reford est la fondatrice des Jardins de Métis. En effet, elle a travaillé à la création de ces somptueux jardins pendant plus de 40 ans. Née en 1872 et issue de la grande bourgeoisie anglophone de Montréal, elle venait avec son mari et ses enfants plusieurs semaines par année à la Villa Estevan, mais ce n’est que lorsqu’elle atteint la mi-cinquantaine, vers 1926, qu’elle décide d’aménager des jardins. Carnets et photographies relatent cette époque.

Catherine Arsenault a plongé dans les archives photographiques du mari d’Elsie, Robert Wilson Reford, tout en parcourant les jardins, et ce, pendant une année complète afin de saisir l’évolution des jardins et de toucher au caractère éphémère de la nature. Catherine Arsenault nous propose des phrases photographiques saisonnières où se croisent photos d’archives et photos contemporaines. D’une grande poésie, ces narrations nous amènent lentement à apprivoiser cette nature, regarder les textures, les couleurs changeantes. Puis au centre de la salle d’exposition, on découvre un tout autre corpus d’oeuvres ; de majestueux portraits de bouquets de fleurs prennent place. Ces natures mortes trompel’oeil témoignent de la grande minutie de l’artiste. Mais je ne vous en dirai pas plus ! À vous de venir les découvrir !

Puis, en traversant un rideau noir légèrement satiné, nous découvrons l’univers plus intime de la seconde exposition, Le bal de la cité. Au centre de la pièce trône un lit et en périphérie se déploie une histoire, une romance flamme, une romance feu d’artifice. Lentement, de nouveau, nous sommes invité(e)s à lire les textes de l’auteure, Sandrine Vachon, qui ont été inspirés par les photographies de l’artiste Alice Boutten. Ces photos suggèrent davantage qu’elles imposent. Fragments de moments en noir et blanc. La cadence s’accélère au battement de cet amour, cet amour au féminin. Ce récit saura vous séduire au rythme des mots qui glissent, qui frôlent et qui invitent. C’est un nouveau départ.

Ce sont deux expositions qui demandent de prendre le temps, de s’arrêter, de regarder les détails, de se laisser absorber par la narration. En ce mois de février, quoi de mieux que de s’offrir cette expérience ! Les deux expositions sont présentées jusqu’au 10 mars prochain.

À propos Marie-Amélie Dubé

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