Des courts, j’accours !

Texte | Simon Croz, coordinateur de la compétition de courts métrages

Le vendredi 5 février, en deuxième partie de soirée, se déroulera en ligne la projection des courts métrages en compétition pour cette édition 2021.

L’avantage des courts métrages, c’est qu’en 90 minutes, vous avez l’occasion de pénétrer l’univers d’une dizaine d’auteur·trice·s, que ce soit avec des fictions, des documentaires ou des films d’animation. De quoi vous mettre largement la tête à l’envers et vivre une riche palette d’émotions.

Les festivals de cinéma sont importants pour les réalisateur·trice·s de ces films. Ils sont des tremplins de carrière, des occasions de tester leur relation avec le public et surtout un compteur de vues qui leur permet d’obtenir par la suite des financements et d’ouvrir des portes vers le long métrage.

Côté coulisses : comment choisit-on les courts métrages ?

C’est une lourde responsabilité pour l’équipe de programmation de sélectionner les films qui seront présentés. Comment est-ce que ça se passe à l’intérieur pour Vues dans la tête de… ?

Entre le 1er novembre et le 31 décembre, les réalisateur·trice·s ont pu soumettre leurs films canadiens francophones terminés entre le 1er octobre 2019 et le 31 décembre 2020, d’une durée inférieure à 15 minutes. C’est une limite arbitraire que nous fixons. En général, sont considérés comme courts métrages les films d’une durée inférieure à 30 minutes.

Nous utilisons la plateforme canadienne Filmfreeway, un formidable outil qui permet aux réalisateur·trice·s ou distributeurs d’enregistrer leur film une unique fois, puis de le soumettre à de nombreux festivals en fonction des critères d’admissibilité propres à chacun.

Une fois le film soumis, la plateforme devient un outil de travail et de communication pour le comité de sélection. Cette année, il est constitué d’Hubert Sabino-Brunette, Noémie Gagnon, Étienne Denis, David Gamache et moi-même. En général, les comités de sélection sont constitués de cinéphiles, tous des professionnel·le·s du milieu. Chaque film est visionné par au moins trois personnes. Ils sont ensuite évalués selon plusieurs critères : originalité, créativité, réalisation, direction photo, scénario-écriture, performance technique, performance des acteur·trice·s.

Ces critères aboutissent à une note globale à laquelle nous ajoutons un coefficient « coup de coeur ». Cette année, nous avons reçu 118 films. Tout est affaire de choix, et chaque choix est un renoncement…

Un menu proposé par des cinéphiles

Nous retenons ainsi une première sélection de films qui sont visionnés par tout le comité. Ensuite, nous nous réunissons (virtuellement cette année) pour faire les choix définitifs, et surtout discuter de l’ordre de passage des films. Parce que oui, on ne passe pas d’un drame social à un film d’horreur ou une comédie sans transition ; il s’agit de créer une diffusion cohérente où les films s’enchaînent avec sens et cohérence, comme un menu où se succèdent harmonieusement les plats.

Nous parvenons ainsi à une sélection d’une douzaine de films, pour environ 90 minutes de projection.

Arrive enfin la soirée de projection.

Une compétition, deux prix

Cette année, la compétition sera virtuelle, mais non moins chaleureuse, réjouissante et surprenante.

Comme tous les ans, le public pourra voter pour son film préféré.

À l’issue du festival, deux prix sont remis : le prix du public Caisse Desjardins de Rivière-du-Loup et le prix du jury Paraloeil.

Pour le premier, le court métrage avec le plus de voix recevra un prix de 250 $ remis par la Caisse Desjardins de Rivière-du-Loup.

Pour le prix du jury Paraloeil, c’est un jury de professionnel·le·s qui choisit son lauréat. Le prix du jury, c’est tout d’abord la reconnaissance de ses pairs, mais également un prix de 250 $ en argent, et surtout, 10 000 $ en services offerts par Paraloeil, cinéma et centre de production à Rimouski, et véritable aide à l’Est-du-Québec pour les réalisateur·trice·s qui exercent ou tournent leurs films au Bas-Saint-Laurent.

Voilà, vous en savez désormais plus sur l’odyssée des courts métrages qui seront diffusés le 7 février prochain.

Et si, comme Forest Gump et sa boîte de chocolats, vous ne savez pas (encore) sur quoi vous allez tomber mais que votre curiosité est piquée, soyez rassuré·e : vous serez peut-être surpris·e, enchanté·e ou perplexe, mais vous ne serez pas déçu·e.

Pour l’édition 2020, c’est le court métrage documentaire ACADIANA qui remportait le prix du public et le prix du jury. « L’avantage des courts métrages, c’est qu’en 90 minutes, vous avez l’occasion de pénétrer l’univers d’une dizaine d’auteur·trice·s […] »
photo | Nicolas Carraglio

Vendredi 5 février
COMPÉTITION DE COURTS MÉTRAGES
La crème des courts métrages francophones canadiens : fiction, comédie, animation, drame, documentaire ou expérimental, il y en aura pour tous les goûts ! Une présentation de la Ville de Rivière-du-Loup, avec la collaboration de Desjardins Caisse populaire de Rivière-du-Loup

À propos de Marie-Amélie Dubé

Voir aussi

Documentaire photographique

Texte et photos_Michel Lagacé QUAND UN TUNNEL SE MÉTAMORPHOSE EN PHARE À Rivière-du-Loup, en traversant …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *