Culture de la prévention… Hein ?

texte Christiane Plamondon | photo Catherine Roy

La culture de la prévention, mais qu’est-ce que c’est ? Un champ où l’on fait pousser des gardes pour la sécurité machine ? Un type de plante vivace qui se nomme « prévention » que l’on peut mettre en pot dans le coin d’un bureau en espérant qu’elle fleurisse sans eau ni soleil année après année ?

Sans blague, parler de culture de la prévention pour moi est aussi important que de sécuriser un équipement ou mettre en place un programme de prévention en entreprise. Pourquoi ? Parce que nous devons tous fournir des efforts pour y parvenir. Ce n’est pas seulement à coup de réunions mensuelles que nous assurerons la sécurité de nos travailleur.euse.s québécois.es. Ce n’est pas uniquement en faisant un raz-demarée dans les ateliers québécois en sécurisant toutes les machines d’un coup sans y revenir.

Assurer la santé et la sécurité de nos travailleur.euse.s d’aujourd’hui et de demain, c’est en ayant une culture de la prévention solide. C’est lorsque ça coulera dans nos veines, que ça deviendra une seconde nature, que nous aurons des milieux de vie sécuritaires.

Je sonne comme une alarmiste ? Peut-être ! C’est certain qu’après 10 ans à sillonner le Québec pour faire prendre conscience aux gens du pouvoir qu’ils ont sur leur qualité de vie au travail, et en dehors, me rend probablement un peu plus enflammée !

J’en ai vu des entrepreneur.e.s avec la meilleure des volontés qui auront investi leur chemise pour acquérir des équipements neufs, tenter de repenser leurs milieux de travail et perdre un précieux temps à parsemer des bonnes idées. J’en ai vu des employé.e.s considérer des modifications positives d’un mauvais oeil parce qu’ils.elles ne comprenaient pas ce qui se passait.

« Et si la culture de la prévention était LA solution ! »

J’en ai vu des outils se faire briser parce que certain.e.s employé.e.s ne voulaient pas remplacer leur vielle lampe à ampoule par du DEL, par exemple. J’ai souvent vu des réalités différentes incapables de se parler, alors que tou.te.s veulent la même chose !

L’employeur.se veut prendre soin de ses employé.e.s en améliorant les processus et procédés. L’employé.e veut faire son travail de son mieux et ne pas s’hypothéquer pour le futur.

Si la prévention était innée pour nous ? Et s’il était inconcevable qu’on se mette en danger dans notre travail ? Si ça devenait tout simplement notre réalité de faire de la prévention en santé et sécurité !

Depuis 10 ans, je parcours le Québec en tentant de démontrer que nous serons tou.te.s gagnant.e.s à agir en prévention. Lorsqu’on parle de culture, on pense souvent aux arts, à toutes les formes d’art. Mais je peux vous dire qu’il faut faire preuve de beaucoup d’imagination de nos jours pour être entrepreneur.e.s et tirer notre épingle du jeu. J’ai vu des idées extraordinaires et des travailleur.euse.s faire preuve d’inventivité et de créativité comme ce n’est pas possible. Ils mériteraient leur place dans un musée ! Alors, prochaine fois que l’on se croise, parlez-moi de culture… de la prévention !

À propos Marie-Amélie Dubé

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