Côté Est, une histoire de partage – Se réapproprier le territoire et les traditions

Texte | Danielle Bourgeois – Gestionnaire de contenu

Dès le début de l’aventure Côté Est, au centre des préoccupations de l’équipe se trouvait la volonté de partager le patrimoine gourmand du Bas-Saint-Laurent, le désir de maillage avec les producteur·rice·s locaux·ales et la promotion de produits culinaires emblématiques et identitaires… Ce grand parcours où s’entrecroisent plaisir et découverte demande aussi de reconnaître le droit à l’erreur et à l’imperfection… humainement et culinairement. Là se trouve toute la richesse du travail artisanal.

En accord avec la ressource disponible, le fleuve, la terre et le coeur, Côté Est établit des partenariats signifiants, fait des choix durables et privilégie les circuits courts, l’approvisionnement local et régional, les viandes de petits élevages, la ressource marine méconnue, les champignons forestiers et autres sauvages comestibles. C’est là que l’association entre restaurateur·trice·s, producteur·trice·s, maraîcher·ère·s, pêcheur·euse·s, cueilleur·euse·s et autres prend son sens. Elle permet de changer la structure établie afin que les produits de notre terroir demeurent disponibles ici plutôt que d’être entièrement dirigés vers les grands centres ou exportés, poussant le marché local vers des solutions moins sensées. Cela fait en sorte que les plats et produits offerts racontent les saveurs du Kamouraska, du Bas-Saint-Laurent et du Québec, mais aussi l’histoire de tous ces passionné·e·s qui créent un monde qui leur ressemble !

« La recherche de petits plaisirs, le besoin d’évasion et de rapprochement humain, à la fois l’envie de découverte et de se réapproprier l’essence de qui nous sommes, tout ça se retrouve dans la cuisine. »
Perle Morency – Propriétaire, et Sébastien Marquis – Gestionnaire
Photo – Marie-Claude Poirier

Ce partage de valeurs et de savoir-faire qui nous comblent prend un sens particulier dans cette époque que nous vivons. La recherche de petits plaisirs, le besoin d’évasion et de rapprochement humain, à la fois l’envie de découverte et de se réapproprier l’essence de qui nous sommes, tout ça se retrouve dans la cuisine. Ce qu’elle a de précieux, la cuisine, c’est de nous permettre de voyager, de découvrir tout un monde ou de raconter une histoire.

À l’approche des fêtes, trouvons réconfort à perpétuer les traditions. Celles qui sont transmises de génération en génération, celles que l’on se crée et celles que l’on transporte avec nous, venues d’ailleurs… Cet héritage social, culturel et bien entendu culinaire forge notre identité individuelle et collective. Profitons-en aussi pour nous rappeler combien il importe de se soutenir et de prendre soin les un·e·s des autres, entre individus, mais aussi entre entreprises locales, et ce, durant toute l’année ! C’est tout cela que nous vous souhaitons de retrouver dans un verre de vin de nos ami·e·s de la Ferme Le Raku et une tranche de notre stollen… ce délicieux pain de partage, une tradition allemande maintenant ancrée dans le sol kamouraskois.

Photo – JHA_photographie

À propos Marie-Amélie Dubé

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